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    Qu'y a-t-il derrière la «guerre contre la Russie» simulée au stade de Varsovie?

    © Photo. DoD / Gertrud Zach
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    Présenté comme des «jeux militaires», un combat s'est déroulé sur un stade de Varsovie imitant une attaque des troupes russes sur le continent européen. L'Alliance aurait-elle quelque chose derrière la tête, quelque chose de plus sérieux qu'un entraînement?

    Chars américains en Allemagne, en Pologne et dans les pays baltes, militaires britanniques repoussant « une attaque russe » à bord de chars T-72, batailles aériennes entre chasseurs Soukhoi Su-27 russes et F-16 américains sur la base militaire Zone 51 dans le Nevada : le bruit de bottes se renforce tant sur le Vieux Continent qu'aux États-Unis, au même titre que la paranoïa antirusse, qui se renforce pas à pas.

    À l'époque, la Pologne avait déjà haussé le ton en exprimant son souhait d'intenter un procès contre la menace dite « de la force » incarnée par la Russie, qui tenait des exercices militaires à proximité des frontières des pays de l'Otan sur son propre territoire, frontières auxquelles, doit-on le rappeler, sont massés des chars en immenses quantité. Cette fois-ci, c'est Varsovie qui passe à l'action avec l'aide des Américains.

    Le centre de défense Potomac Foundation, basé à Washington, a organisé en coopération avec la Fondation polonaise Pulaski des jeux militaires simulant une attaque lancée par d'hypothétiques « forces russes » contre les pays européens. Les jeux ont pour base la plateforme informatique Hegemon.

    Les manœuvres revêtent manifestement une grande importance, car elles sont financées grassement par plusieurs entreprises américaines. Parmi elles : la société Raytheon (spécialisée dans les domaines des systèmes de défense, de l'électronique et de l'aérospatiale), Lockheed Martin (organisme de défense et de sécurité connu pour ses avions de combat tels que le F-16, le F-22 et le F-35) et Northrop Grumman Corporation (le quatrième conglomérat d'armement au monde). Le constructeur aéronautique suédois Saab et la holding de défense polonaise comptent aussi parmi les donateurs.

    Varsovie, une monnaie d’échange pour Washington et Moscou?
    © REUTERS / Franciszek Mazur/Agencja Gazeta
    Le directeur du centre de défense à Washington, Philip Karber, a motivé l'organisation de ce spectacle militaire par le fait que « la Russie présente une vraie menace pour l'Europe ». En outre, à l'issue des exercices, un rapport sera rédigé et présenté au ministère polonais de la Défense. Face à de tels préparatifs, la Russie ne devrait-elle pas tirer la sonnette d'alarme ?

    Voilà donc la réponse européenne à la « menace russe » imaginaire, et une réponse bien réelle. Comme a déclaré le ministre polonais de la Défense Antoni Macierewicz sur une des chaînes nationales, il était très important que les forces armées du pays soient en mesure de protéger l'indépendance du pays. L'indépendance ? On se demande bien qui voudrait la remettre en question.

    « Nous ne réduisons pas les effectifs de l'armée, ne la fragilisons pas », a affirmé le ministre. « Nous la développons tant par la voie de la modernisation qu'en augmentant ses effectifs. »

    On se demande bien qui menace qui.

    la «guerre contre la Russie» simulée au stade de Varsovie
    © Sputnik .
    la «guerre contre la Russie» simulée au stade de Varsovie

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    Tags:
    La Main du Kremlin, menace russe, simulation, combat, exercices militaires, guerre, Antoni Macierewicz, Varsovie, Pologne, Russie
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