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Lors des débats organisés durant les primaires qui précèdent la course à l’Élysée, la question des relations avec la Russie fait figure de pomme de discorde entre les candidats. Si la droite soutient Moscou en espérant un rapprochement, la gauche clame haut et fort la nécessité d’une politique plus ferme à l’égard de la Russie.

La France, en pleine course à la présidentielle, peut suivre de près les débats agités portant sur la politique extérieure du pays et notamment sur les futures relations avec la Russie.

Le candidat favori de la gauche Benoît Hamon a déclaré ce matin qu'il était nécessaire de revoir la politique envers la Russie qu'il juge « trop complaisante »:

« Cette forme d'attitude et de complaisance à l'égard de Vladimir Poutine que je ne comprends pas. Nous avons là un impérialisme agressif de la part de la Russie qu'il faut traiter avec fermeté et certainement pas avec complaisance », déplore le candidat de la gauche.

Il est pourtant difficile de dire que M. Hollande tient une politique complaisante à l'égard de la Russie, le président de la République étant un adepte ardent des sanctions antirusses.

Cependant, Benoît Hamon n'est pas le seul candidat français à se laisser emporter par cette vague de russophobie. Récemment, Manuel Valls, également prétendant, a tenu des propos similaires suite à l'interview accordée par le président américain Donald Trump au « Times ».

« Une alliance entre Trump et Poutine, c'est la fin du monde », a-t-il déclaré.

Tandis que les candidats de gauche rivalisent d'ingéniosité pour qualifier cet « agresseur » que serait la Russie, les candidats de droite, et notamment Marine Le Pen et François Fillon, en tête des sondages, sont d'avis contraire.

Ainsi, Marine Le Pen prône l'idée d'un monde multipolaire et est favorable à l'instauration d'un dialogue avec Moscou.

Dans une interview accordée à la BBC quelques jours après l'élection de Donald Trump, la candidate du Front national a rappelé que la France et la Russie sont historiquement amies.

« Comme vous l'avez dit vous-même, la Russie est un pays européen. Et on ferait mieux, si nous voulons une Europe plus puissante, de négocier avec la Russie, d'avoir des accords, y compris commerciaux avec la Russie. Il n'y a aucune raison de se tourner systématiquement vers les États-Unis et de négliger la Russie », a souligné Mme Le Pen.

Pour ce qui est de François Fillon, il reste plutôt dans la même optique que Marine Le Pen. Il s'était déjà maintes fois prononcé contre le maintien des sanctions économiques adoptées par l'Union européenne contre la Russie.

« La question qui est posée, c'est "est-ce que l'on essaye de stabiliser la Russie et de l'ancrer en Europe, ou est-ce que l'on s'en fiche de l'isoler, de la provoquer et mieux encore de la pousser vers l'Asie qui est notre véritable problème?" Parce que les menaces pour l'Europe à moyen et long terme, ce n'est pas la Russie. La Russie n'est en rien une menace économique ou financière… », a affirmé M. Fillon.

Rappelons que Benoît Hamon est arrivé en tête du premier tour de la primaire de la gauche avec quelque 36,03 % des votes, devant l'ex premier-ministre Manuel Valls, qui a gagné la sympathie de 31,48 % des électeurs.

Le deuxième tour de la primaire aura lieu le 29 janvier et le candidat qui sortira vainqueur concourra pour le poste de président de la République française lors de l'élection présidentielle qui se tiendra en deux tours entre le 23 avril et le 7 mai.

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Tags:
Benoît Hamon, François Fillon, Marine Le Pen, Vladimir Poutine, Manuel Valls, France
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