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    Expert: les anti-Trump ne disaient rien quand Obama bombardait les musulmans

    Expert: les opposants à Trump ne disaient rien quand Obama bombardait les musulmans

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    Au lieu de croire aveuglément ce que disent les médias mainstream, le politologue iranien et expert sur les USA Ali Reza Rezakhah propose de bien examiner la nature des manifestations qui ont «envahi» les États-Unis après que Trump a signé son décret sur l’immigration.

    Après la signature par Trump du décret « Sur la protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis », ses adversaires sont descendus dans la rue pour défendre les valeurs américaines et le droit des musulmans d'entrer librement sur le territoire américain. Et c'est sur l'ampleur de ces manifestations que les médias comme СNN et le New York Times attirent l'attention du public.

    Pourtant, l'expert iranien Ali Reza Rezakhah conseille d'être plus prudent et de ne pas faire confiance aux médias avec lesquels Trump est entré en conflit dès le début de sa course présidentielle. Selon lui, ces médias exagèrent l'ampleur des protestations:

    « Les chiffres des sondages nous donnent une information plus correcte sur l'approbation ou le désaccord des Américains face au décret de Trump sur l'interdiction temporaire faite aux citoyens des sept pays musulmans d'entrer aux États-Unis. Plus de la moitié des interrogés (57 %) sont favorables au décret et soutiennent Trump, tandis que seulement 33 % y sont opposés. »

    Pour bien apprécier la nature du nouveau décret, Ali Reza Rezakhah appelle à observer la politique migratoire d'Obama.

    « La politique extérieure américaine a toujours été discriminatoire, estime l'expert. Regardez la liste des pays dits « sources de terreur » qui a été dressée sous Obama. Cette liste ne reflète pas la réalité, elle est politiquement engagée. Au cours des 30 dernières années, les citoyens de ces pays n'ont commis aucun attentat, et ils n'ont tué aucun américain, alors que les vrais coupables des attaques terroristes n'y figurent pas. Ce sont surtout l'Arabie saoudite et ses alliés parmi les monarchies du Golfe. Il faut chercher la vraie raison de cela dans un jeu politique qui vise à cacher la vérité. C'est de ce point de vue qu'il faut regarder ces manifestations, qui sont elles-aussi politiquement engagées et sont vides de message démocratique et de sincérité. »

    Il est à noter que sous Obama, il n'y a pas eu de manifestations similaires, malgré le fait que c'est sous sa présidence que les États-Unis ont bombardé les pays musulmans et vendu des armements à ceux qui tuaient des musulmans innocents. Et si l'on se pose la question de savoir pourquoi les Américains n'ont pas alors protesté contre ces bombardements et pourquoi ils protestent aujourd'hui, la réponse est évidente: c'est la personnalité de Trump qui ne les satisfait pas et les manifestations actuelles ne sont que la suite de l'hostilité qui existait déjà pendant la course présidentielle.

    « Le nombre de tués dans les pays musulmans lors de la présidence d'Obama dépasse considérablement le nombre de ceux qui sont descendus aujourd'hui dans la rue », conclut l'expert.

    Afin de contrer la menace terroriste aux États-Unis, Donald Trump a signé vendredi, le 26 janvier, un décret intitulé « Sur la protection de la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux États-Unis ». Le document interdit pendant trois mois l'entrée sur le sol américain de ressortissants de sept pays musulmans: l'Irak, l'Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan, la Syrie et le Yémen. Cependant, les pays comme l'Afghanistan, la Malaisie, le Pakistan, Oman, la Tunisie et la Turquie ne sont pas concernés. Il suspend en outre l'accueil de réfugiés de Syrie pour une durée indéterminée et d'autres pays pour 120 jours.

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    Tags:
    migrants, Donald Trump, Barack Obama, États-Unis
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