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Alors que l’Iran participe à des formats multilatéraux de règlement de crises régionales, l’État hébreu s’applique à former, au sein de la communauté internationale, un «front uni» face à l’«agressivité» de Téhéran, relèvent les analystes interviewés par Sputnik.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est rendu au Royaume-Uni avec l'intention déclarée de former, au sein de la communauté internationale, un « front uni » face à l'«agression » de Téhéran, mais des experts iraniens rappellent que c'est justement Israël qui est le principal agresseur au Proche-Orient.

Le politologue iranien Hassan Hanizadeh, ancien rédacteur en chef de l'agence MehrNews, a estimé dans une interview à Sputnik que les efforts de M. Netanyahou n'aboutiraient pas, l'opinion mondiale intervenant à présent du côté iranien.

« Tout d'abord, Israël est lui-même l'agresseur par rapport à l'État arabe de Palestine. Chaque jour, à cause de l'occupation israélienne des territoires palestiniens, des centaines de jeunes Palestiniens périssent ou se retrouvent dans des prisons israéliennes. Qui plus est, l'État hébreu est le plus grand violateur des droits de l'homme au monde, étant responsable d'assassinats de masse d'enfants palestiniens dans la bande de Gaza », a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que l'État hébreu n'arriverait sans doute pas, dans la situation présente, à créer le soi-disant « front de lutte contre l'Iran ».

« Israël est très mal placé pour accuser l'Iran d'agression, car l'État hébreu est lui-même un agresseur », a souligné l'expert.

Un autre interlocuteur de Sputnik Hossein Ruyvaran, professeur à l'Université de Téhéran, a relevé lui aussi que la principale menace pour la région émanait justement d'Israël qui s'appliquait à dresser l'Occident contre l'Iran, imputant à ce dernier tous les malheurs qui s'abattent sur la région.

« Quoi qu'il en soit, c'est Israël qui est à l'origine de tous les conflits au Proche-Orient (…). À cause de ses ambitions, il constitue la principale cause de la tension dans la région, et voilà qu'aujourd'hui, il s'efforce d'y modifier l'orientation géopolitique », a constaté M. Ruyvaran.

Et de rappeler qu'il y a quelques jours, le Conseil de sécurité des Nations unies avait adopté sa résolution 2234 qui condamne formellement la politique d'occupation d'Israël et sa construction illégale de logements sur les territoires palestiniens.

« Telle est aujourd'hui la réalité régionale, et on voit bien en faveur de qui penche le rapport de forces », a résumé l'interlocuteur de l'agence.

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Tags:
politologie, territoire, agresseur, occupation, Sputnik, Université d'Etat de Téhéran, MehrNews, Conseil de sécurité de l'Onu, ONU, Hossein Ruyvaran, Hassan Hanizadeh, Benjamin Netanyahu, Bande de Gaza, Occident, Proche-Orient, Téhéran, Iran, Royaume-Uni, Palestine, Israël
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