International
URL courte
99826
S'abonner

L’ONG Amnesty International a publié mardi un rapport sur des exécutions de masse dans une prison près de Damas, affirmant notamment qu’au moins 13 000 personnes y avaient été pendues en cinq ans, mais le gouvernement syrien rejette en bloc toutes ces «allégations».

Le gouvernement syrien a qualifié de « totalement faux » le rapport d'Amnesty International, selon lequel au moins 13 000 personnes auraient été pendues en cinq ans dans la prison syrienne de Saydnaya, près de Damas, annonce l'agence SANA.

« Le rapport d'Amnesty International a pour objectif de ternir la réputation de la Syrie dans les instances internationales », a déclaré, dans un communiqué, le ministère syrien de la Justice, en rejetant les allégations de l'ONG sur une « politique d'extermination » relevant de « crimes de guerre et de crimes contre l'humanité », que pratiquerait Damas.

Amnesty International assure toutefois que son rapport se base sur des entretiens réalisés avec 84 témoins (gardiens, détenus et juges), tout en indiquant par ailleurs qu'il y a « de fortes raisons de croire que cette pratique perdure jusqu'à ce jour ».

Aussi, l'ONG appelle-t-elle la communauté internationale à lancer une enquête sur les exécutions extrajudiciaires et les pratiques d'extermination dans la prison militaire de Saydnaya.

Ce rapport a été publié moins de deux semaines avant un nouveau round de pourparlers à Genève entre Damas et l'opposition sous l'égide des Nations unies pour tenter de trouver une issue à ce conflit qui a déjà fait plus de 310 000 morts depuis mars 2011.

Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

Lire aussi:

Comment Daech a transformé la Syrie en prison
Syrie: une prison d'Alep tombe entre les mains des rebelles
Syrie: Amnesty International accuse l'opposition de crimes de guerre
«Il y a un risque de guerre civile» en France, prévient l'ancien chef d'État-Major des armées Pierre de Villiers
Tags:
extermination, conflit syrien, crimes de guerre, rapport, ONG, prison, tortures, ministère syrien de la Justice, ONU, Amnesty International, Damas, Syrie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook