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    Michael Flynn

    Michael Flynn toujours dans le viseur des médias anti-Trump

    © AFP 2019 SAUL LOEB
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    En guerre contre Donald Trump, les médias mainstream invoquent des arguments parfois très superficiels. À titre d'exemple, les critiques qui visent à destituer son conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn. Aram Bakshian, observateur au National Interest, a essayé de comprendre leur logique.

    Tout a commencé en décembre 2016 par des conversations téléphoniques entre Michael Flynn et Sergueï Kisliak, ambassadeur de la Fédération de Russie à Washington. Selon le Washington Post, qui se réfère aux actuels et anciens responsables dans l'administration, sans pour autant dévoiler leur nom, les conversations portaient sur la réponse que la Russie envisageait d'apporter face à l'expulsion de ses 35 diplomates du sol américain sous prétexte que les services secrets russes s'ingéraient dans la présidentielle américaine par le biais d'attaques informatiques.

    Le quotidien américain accuse notamment Flynn d'avoir conseillé à la Russie « d'être plus mesurée dans sa réaction face aux sanctions punitives » et d'avoir fait comprendre que ses sanctions seraient révisées sous la nouvelle présidence. Le Washington Post y voit une tentative de Flynn de saper la politique intérieure d'Obama.

    Pour Aram Bakshian, toutes ces accusations sont infondées, car, tout d'abord, Flynn n'occupait alors aucun poste officiel dans l'administration américaine et s'exprimait à titre personnel. De plus, la conversation a eu lieu, selon le quotidien, au moment où le renseignement américain était en train de mener son enquête sur le rôle éventuel de la Russie dans l'élection présidentielle, soit, précise Bakshian, avant que le rapport officiel ne soit publié.

    « Même si Flynn a suggéré à la Russie d'être plus "mesurée", il n'a violé aucune loi, poursuit Bakshian. Il n'est coupable de rien sauf d'avoir appelé au calme et au bon sens au moment où plusieurs politiciens à gauche essayaient de délégitimer les résultats des élections légales et d'empêcher la passation de pouvoir faisant parfois recours à des violences de rue. »

    La logique des médias est incompressible selon le journaliste : le Washington Post accuse Michael Flynn d'avoir sapé la capacité de l'administration précédente de mener sa politique intérieure, alors que le quotidien fait la même chose en publiant « ce déluge constant d'histoires basées sur des sources anonymes » qui visent à saper les efforts de l'administration actuelle.

    La question qu'il faut se poser est donc la suivante : quelles sont les vraies motivations de tout cela ? Est-ce une tentative de faire la lumière sur les crimes de Flynn où tout simplement de le faire perdre ? La réponse saute aux yeux, conclut journaliste.

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    sanctions antirusses, médias mainstream, médias, Sergueï Kisliak, Aram Bakshian, Michael Flynn, États-Unis
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