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Proposant un plan de normalisation des relations entre Kiev et Moscou et la levée des sanctions antirusses, le parlementaire ukrainien Andreï Artemenko a été accusé de «haute trahison».

Le Parquet général d'Ukraine a intenté une action en justice pour « haute trahison » contre le député de la Rada suprême (parlement ukrainien) Andreï Artemenko, qui avait proposé un « plan » de levée des sanctions antirusses, annonce sur Facebook le procureur général du pays Iouri Loutsenko.

Le New York Times a écrit en amont que les propositions de M. Artemenko sur la normalisation des relations entre l'Ukraine et la Russie et la levée des sanctions antirusses avaient été transmises début février au bureau de Michael Flynn, alors conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump. Selon le journal, ce plan prévoit entre autres « le retrait des troupes russes de l'est de l'Ukraine » et la tenue d'un référendum en Ukraine sur une éventuelle location de la péninsule de Crimée à la Russie pour une période de 50 à 100 ans.

On lit en substance dans le document publié par le procureur général d'Ukraine qu'en se trouvant en dehors du pays, M. Artemenko « s'est rendu coupable de haute trahison en aidant notamment un État étranger (la Fédération de Russie) à mener des activités subversives contre l'Ukraine ». Le texte précise qu'il s'agit d'appels à louer à la Russie pour une longue durée la péninsule de Crimée que l'Ukraine considère toujours comme lui appartenant.

« Il n'est pas possible de se louer quelque chose à soi-même », a commenté le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Le porte-parole du président russe, Dmitri Peskov, a indiqué pour sa part qu'il était pour le moins absurde de parler de la cession à la Russie de la Crimée, région qui lui appartient. Le représentant du Kremlin a par ailleurs ajouté que Moscou ne savait rien de tels projets, mais que la solution du problème ukrainien ne serait possible que sur la base de la mise en application des accords de Minsk.

La Crimée et Sébastopol ont été rattachés à la Russie à la suite d'un référendum tenu en mars 2014. 96,77 % des Criméens et 95,6 % des habitants de la ville de Sébastopol (ville criméenne avec un statut particulier) ont voté pour le rattachement à la Russie. La péninsule avait été « offerte » à l'Ukraine par Nikita Khrouchtchev en 1954. Aujourd'hui, l'Ukraine continue de considérer ce territoire comme le sien. La majorité des pays occidentaux soutiennent la position de Kiev et ont introduit des sanctions antirusses en 2014.

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Tags:
The New York Times, normalisation, levée des sanctions, plan, location, bail, Kremlin, Dmitri Peskov, Michael Flynn, Sergueï Lavrov, Andreï Artemenko, Kiev, Ukraine, Crimée, Russie
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