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    Marine Le Pen

    Emplois fictifs: Le Pen ne répondra à une convocation judiciaire qu’après l’élection

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    La présidente du Front national Marine Le Pen a refusé d'être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés de son mouvement, tant qu'elle sera en «campagne électorale».

    La présidente du Front national (FN), Marine Le Pen, était convoquée, mercredi 22 février, pour être entendue par les enquêteurs dans l'affaire des assistants d'eurodéputés de son parti mais elle a refusé de s'y rendre, annonce la presse française.

    « Elle se rendra à toute convocation après les élections », a déclaré notamment son avocat, Me Rodolphe Bosselut, confirmant ainsi l'information du journal Le Monde.

    Et d'expliquer que Mme Le Pen considérait un risque d'« instrumentalisation de la justice durant la campagne électorale ».

    Comme l'a révélé Le Monde, la candidate à la présidentielle était convoquée pour être entendue en audition libre à l'Office anticorruption de la police judiciaire (OCLCIFF) à Nanterre, le même jour que sa chef de cabinet Catherine Griset, qui a elle été placée en garde à vue avant d'être mise en examen pour recel d'abus de confiance. Le garde du corps de Marine Le Pen, Thierry Légier, a aussi été placé en garde à vue le 22 février mais il est ressorti sans mise en examen.

    Dans cette affaire, les juges d'instruction, saisis depuis décembre après une enquête du parquet de Paris, cherchent à déterminer si le FN a mis en place un système pour que le Parlement européen (PE) prenne en charge, via des contrats d'assistants parlementaires, des salaires de cadres ou d'employés du parti en France.

    Protégée par son immunité de députée française au PE, Marine Le Pen ne peut être contrainte pour être entendue ni soumise à aucune mesure coercitive. Il faudrait au préalable que les juges d'instruction fassent une demande de levée d'immunité, qui serait ensuite soumise au Parlement européen.

    Tant que l'immunité de l'eurodéputée du FN n'est pas levée, les enquêteurs ne peuvent pas la contraindre à répondre à leurs questions. Or cela pourrait prendre du temps, explique Le Monde.

    Les soupçons remontent à juin 2014 lorsque l'Office européen de lutte antifraude (OLAF) reçoit un courrier anonyme. L'organisme commence alors à enquêter pour savoir si oui ou non Marine Le Pen utilise l'enveloppe budgétaire qui lui est allouée au Parlement européen pour rémunérer des personnes travaillant en réalité pour le parti.

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    OCLCIFF, avocat, lutte, immunité parlementaire, députés, justice, Front national (FN), Office européen de lutte antifraude (OLAF), Le Monde, Parlement européen, Catherine Griset, Thierry Légier, Rodolphe Bosselut, Marine Le Pen, Nanterre, France
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