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La Russie mettra son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’Onu imposant des sanctions contre la Syrie pour l’utilisation présumée d’armes chimiques. Et pour cause: l'enquête internationale n'est pas terminée, et fait l'objet de fortes pressions.

La représentante permanente des États-Unis à l'Onu Nikki Haley affirmé vendredi que « le moment était très opportun pour l'apparition de la résolution ».

« Je viens d'expliquer notre position très clairement à nos partenaires. Si le texte est soumis au vote, nous mettrons notre veto, et ils savent pourquoi », a répliqué Vladimir Safronkov, représentant adjoint de la Russie auprès de l'Onu.

Selon M. Safronkov, le projet de résolution a été proposé sans attendre les résultats de l'enquête.

« Elle (la résolution) est à sens unique et repose sur des preuves insuffisantes. La résolution en tant que telle est contraire au principe fondamental de présomption d'innocence jusqu'à ce que l'enquête soit terminée », a dit le diplomate russe aux journalistes à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité de l'Onu.

Il a ajouté  que la mission d'enquête sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie faisait l'objet de fortes pressions « afin d'obtenir un rapport à sens unique », tandis que le Conseil de sécurité avait demandé une enquête objective et indépendante.

« A l'heure actuelle, ce n'est pas le cas, précisément à cause de cette pression extraordinaire », a signalé M. Safronkov.

 « Nous avons exposé notre vision alternative de ce mécanisme. En l'occurrence, il s'agit d'une provocation et j'ai expliqué pourquoi », a noté le diplomate.

La résolution en question est préparée par la France et le Royaume-Uni depuis la fin de l'année écoulée.

En  2016, la mission d'enquête sur l'utilisation d'armes  chimiques en Syrie instituée par le Conseil de sécurité de l'Onu a présenté un rapport dans lequel elle  a conclu que Damas avait mené au moins trois attaques avec des armes chimiques en 2014 et 2015 contre trois villes, Tell Mannas, Qmenas et Sarmin. Les enquêteurs avaient déterminé que les djihadistes du groupe Etat islamique avaient eux aussi utilisé de l'agent moutarde en 2015.

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Tags:
mission d'enquête, armes chimiques, Conseil de sécurité de l'Onu, Etat islamique, Nikki Haley, Vladimir Safronkov, Syrie, États-Unis, Russie
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