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    Le drapeau national israélien prés d'un site de construction de la colonie juive de Shilo dans les territoires palestiniens occupés

    Israël refuse un visa à Human Rights Watch, l’accusant de «propagande palestinienne»

    © AFP 2017 AHMAD GHARABLI
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    Les autorités israéliennes n’ont pas accordé un visa de travail à un membre de l’ONG Human Rights Watch. La décision a été prise par le ministère des Affaires étrangères du pays qui a qualifié l’activité de l’organisation de la «propagande palestinienne».

    Israël a refusé d'accorder un visa à un chercheur de l'Organisation non gouvernementale (ONG) Human Rights Watch (HRW), accusant l'organisation de « propagande palestinienne ».

    Omar Shakir, directeur du groupe pour Israël et les territoires palestiniens occupés, a présenté sa demande de permis de travail en juillet mais n'a reçu une réponse négative que sept mois plus tard.

    Les services israéliens de l'immigration ont expliqué dans une lettre que la demande avait été refusée à la suite d'une recommandation du ministère des Affaires étrangères du pays.

    Selon une traduction en anglais de la lettre, reçue par le journal britannique The Independent, les autorités israéliennes ont déclaré que « depuis quelque temps, les activités et les rapports publics de cette organisation étaient engagés dans une politique au service de la propagande palestinienne, sous une fausse bannière des "droits de l'homme" ».

    En commentant la situation, Emmanuel Nahshon, porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, a qualifié HRW d'« organisation hostile, manifestement anti-israélienne, dont les rapports ont pour seul objectif de nuire à Israël tout en négligeant la vérité ou la réalité ».
    M. Nahshon a ajouté que la décision était uniquement liée aux activités de l'ONG et n'avait rien à voir avec l'ethnicité de M. Shakir, qui est d'origine irakienne.

    Omar Shakir, pour sa part, a déclaré que la lettre était un « choc » car les membres de HRW avaient toujours été autorisés à travailler en Israël et dans les territoires palestiniens occupés et coopéraient fréquemment avec les autorités israéliennes, y compris les militaires, la police et le ministère des Affaires étrangères.

    Mark Toner, porte-parole du département d'État américain, a exprimé que les autorités américaines n'étaient pas en accord avec cette initiative d'Israël.

    Le ministère russe de la Défense avait lui aussi exprimé son scepticisme envers l’ONG Human Rights Watch, en qualifiant, notamment, de non-professionnelles ses allégations sur l'utilisation d’armes chimiques par les forces gouvernementales en Syrie.

    La Russie occupe une position proactive au Proche-Orient, en prônant le règlement pacifique du conflit arabo-israélien. Moscou ne cesse de répéter que le dialogue entre toutes les parties et le seul moyen de le régler.

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    Tags:
    conflit israélo-palestinien, droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW), Emmanuel Nahshon, Palestine, Israël
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