International
URL courte
1541654
S'abonner

La Russie et la Chine ont bloqué la résolution du Conseil de sécurité de l'Onu imposant des sanctions à la Syrie le mardi 28 février.

La Russie et la Chine ont mis leur veto à la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies prévoyant l’imposition de sanctions contre les représentants syriens qui pourraient être impliqués dans l'utilisation d'armes chimiques.

Le document a été soutenu par neuf membres du Conseil de sécurité. La Russie et la Chine (membres permanents) et la Bolivie ont voté contre. Trois autres États se sont abstenus: le Kazakhstan, l’Égypte et l’Éthiopie.

Les pays occidentaux accusent Damas de l'utilisation présumée d'armes chimiques.

Les auteurs du projet de résolution sont deux membres permanents du Conseil, la France et le Royaume-Uni, et ont été soutenus plus tard par les États-Unis. Le document vise à imposer des sanctions à 21 représentants de Damas: des individus, des organisations et des entreprises qui seraient impliqués dans l'utilisation d'armes chimiques en Syrie en 2014 et 2015.

Le document en considération prévoyait également d’interdire la vente, la livraison et le transfert d'hélicoptères et de matériel connexe au gouvernement syrien et à ses forces armées.

Le représentant permanent des États-Unis à l'Onu, Nikki Haley, à l’issue du vote, a conclu que « la vérité est que la Russie ne veut pas critiquer le régime d’Assad ». Son homologue britannique, Matthew Rycroft, a déclaré qu’en bloquant la résolution, « la Russie et la Chine avaient sapé la confiance du Conseil de sécurité. »

Avant le vote, les représentants permanents du Royaume-Uni et de la France, MM. Rycroft et Delattre, ont appelé tous les membres du Conseil à voter pour le projet de résolution, et après ils ont déploré que le document n'ait pas été adopté. Le diplomate britannique a aussi vivement critiqué Moscou, l'accusant d’avoir couvert les soi-disant crimes du gouvernement syrien.

La Chine a expliqué sa position par le fait que la résolution de la France et du Royaume-Uni pourrait nuire aux tentatives de l'Onu d'améliorer les relations entre les différents groupes de l'opposition syrienne dans la plate-forme de Genève.

Plus tôt mardi, le président russe Vladimir Poutine a qualifié les sanctions contre la direction syrienne d’inappropriées, « parce que ça n’aidera pas le processus de négociations, mais ne fera qu’empêcher ou saper la confiance dans le cadre de ce processus ».

Depuis le début du conflit en Syrie (2011), la Russie, pour la septième fois, oppose son veto à des résolutions concernant le confit syrien.

Le 24 février, le représentant permanent adjoint de la Russie à l’Onu, Vladimir Safronkov, a averti que la Russie mettrait son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité de l’Onu imposant des sanctions contre la Syrie pour l’utilisation présumée d’armes chimiques, si le Conseil mettait le document en examen.

Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join ».

 

 

Lire aussi:

L’armée syrienne trouve des produits chimiques d’origine saoudienne à Alep
Moscou mettra son veto aux sanctions contre la Syrie
En Syrie, l'arme chimique devient une arme politique
Attaque chimique de la Ghouta: la Syrie accuse la France
Tags:
résolution, diplomatie, armes chimiques, ONU, Nikki Haley, Matthew Rycroft, Vladimir Safronkov, François Delattre, Vladimir Poutine, Bolivie, Royaume-Uni, Chine, Syrie, France, États-Unis, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via FacebookCommenter via Sputnik