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En Irak, la situation autour de Kirkouk et de ses ressources pétrolières est au centre d’un bras de fer entre Bagdad et Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Pendant la guerre contre Daech, le thème de l’indépendance du Kurdistan a reculé au second plan, mais les ressources tant convoitées ne cessent d’attiser les tensions.

Le dernier regain de tension entourant le bras de fer entre Bagdad et Erbil au sujet de Kirkouk est lié au problème des nouvelles raffineries de pétrole. Les partis kurdes appellent à nationaliser les raffineries de Kirkouk, accusant le gouvernement du premier ministre irakien Haïder al-Abadi de faire traîner en longueur la construction des raffineries. Les partis ont concédé au gouvernement un délai d'une semaine pour exécuter les accords à ce sujet.

Le conseiller du parlement régional du Kurdistan Tarik Jaugar a révélé à Sputnik que de nouvelles raffineries étaient nécessaires pour satisfaire les besoins de la population locale, ajoutant que les hommes politiques régionaux s'étaient prononcés contre l'exportation du pétrole depuis la province étant donné que le gouvernement n'avait pas honoré ses engagements.

« Les partis et la population donnent une semaine au gouvernement pour exécuter les accords signés avec Kirkouk. Ces derniers temps, les gens n'ont pas suivi leur exécution à cause de la guerre menée dans la région contre Daech. Les Peshmergas restent jusqu'à présent dans les régions libérées pour assurer la sécurité et le retour des civils chez eux. Dans le cadre d'un accord avec le gouvernement irakien, nos forces ne participent pas à l'opération en cours visant la libération de la partie ouest de Mossoul », a déclaré M. Jaugar.

Cependant, la partie irakienne a une autre vision du problème. Selon l'expert militaire Kasi al-Muatasam, la situation actuelle est un résultat des concessions faites par le gouvernement précédent.

« En 2010, (Nouri) al-Maliki (premier ministre à l'époque), soucieux de rester à la tête du gouvernement pour un nouveau mandat, a proposé aux dirigeants du Kurdistan de bénéficier du pétrole de Kirkouk en échange de leur soutien aux élections. L'article 140 de la Constitution a été adopté afin d'officialiser le droit des Kurdes à Kirkouk. Les Kurdes en avaient besoin parce que dans le cas contraire ils seraient restés sans ressources. Ce territoire contient 5 % environ des réserves mondiales de brut », explique l'expert.

Selon l'expert, ces richesses sont une raison suffisante pour qu'aucune des parties ne lâche prise. Aussi, le conflit risque-t-il de s'éterniser.

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Tags:
pétrole, confrontation, Etat islamique, Peshmerga, Kasi al-Muatasam, Tarik Jaugar, Nouri al-Maliki, Haïder al-Abadi, Bagdad, Erbil, Kirkouk, Kurdistan irakien
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