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L’ambassadeur russe Sergueï Kisliak devient un homme fatal à Washington. Une rencontre avec lui a coûté à Michael Flynn le poste de conseiller à la sécurité nationale. Après un entretien avec Kisliak, le procureur général Jeff Sessions a failli perdre le sien. Et maintenant, c’est le tour du président en personne de se blanchir de soupçons.

Des médias américains affirment que Donald Trump a rencontré l'ambassadeur russe pendant sa campagne électorale. Ils continuent d'insister là-dessus, même malgré des démentis répétés.

Une porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders, a dû expliquer au Huffington Post que l'information de certains médias américains d'après laquelle Donald Trump aurait rencontré l'ambassadeur russe à Washington Sergueï Kisliak en avril 2016 ne correspondait pas à la réalité.

En mai dernier, le journaliste du Wall Street Journal Damian Paletta a annoncé que Donald Trump aurait rencontré Sergueï Kisliak et trois autres ambassadeurs à l'hôtel Mayflower de Washington lors d'une réception organisée par le cercle de réflexion Center for the National Interest (éditeur de la revue National Interest).

Mme Huckabee Sanders a expliqué dans le même entretien au Huffington Post que Donald Trump avait assisté à la réception pendant environ cinq minutes avant de monter au podium.

« Nous ne nous souvenons plus à qui il a serré la main pendant la réception. Nous n'étions pas responsables pour les invités. Dire qu'une rencontre a eu lieu est insensé et extrêmement trompeur », a-t-elle déclaré.

Le directeur du Centre Dimitri Simes a noté que Donald Trump n'avait pas de temps pour un entretien approfondi avec l'ambassadeur russe.

« De tout ce que j'ai vu, aussitôt après la fin de la réception, le service secret a conduit M. Trump dans une zone interdite derrière le podium sur lequel il devait intervenir. Il n'avait aucune occasion de parler à Kisliak en tête-à-tête », a souligné Dimitri Simes.

Il a ajouté qu'après avoir terminé son discours M. Trump est revenu dans la zone interdite et a quitté l'hôtel sans avoir le temps pour une rencontre privée avec quiconque. D'autant plus que tous ses déplacements étaient gérés par le service secret.

Au début de cette semaine, des sénateurs démocrates ont exigé une enquête sur l'implication éventuelle de la Russie dans l'élection présidentielle, plus particulièrement dans la campagne électorale du président Trump.

La semaine dernière, le Washington Post a annoncé qu'en 2016, Jeff Sessions, procureur général des États-Unis, aurait eu deux entretiens avec l'ambassadeur russe Sergueï Kisliak. Jeff Sessions était à l'époque sénateur et soutenait la campagne électorale de Donald Trump.

Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, et Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat, ont réclamé la démission du procureur général. Jeff Sessions a déclaré qu'il n'avait pas discuté des élections avec des représentants russes. Lors des audiences au Sénat, il a été interrogé sur sa réaction aux contacts éventuels entre l'équipe de Trump et le gouvernement russe. M. Sessions a répondu qu'il n'en savait rien et qu'il n'avait pas eu « de contacts avec les Russes ».

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Tags:
rencontre, démenti, ingérence, Center for the National Interest, présidence américaine, Jeff Sessions, Donald Trump, Dimitri Simes, Sergueï Kisliak, États-Unis
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