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    Ben Gummer

    Un ministre antisubversion pour protéger Londres contre les "hackers russes"

    © AFP 2017 Ben STANSALL
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    La Main du Kremlin
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    La Grande-Bretagne est si préoccupée par le fait que des élections prochaines soient crédibles et honnêtes, que Theresa May a nommé un ministre Anti-subversion. Il sera chargé de lutter contre les supposés hackers pilotés par… devinez qui… la Main Du Kremlin, bien sûr!

    Ben Gummer, ministre d'État au Bureau du Cabinet, a été choisi par Theresa May, Premier ministre britannique, en tant que ministre de la Lutte contre les Activité Subversives, annonce The Times. Il aura pour tâche de « protéger l'intégrité de la vie démocratique au Royaume-Uni ».

    Toujours selon la même source, le Royaume-Uni est préoccupé par le fait que les cyberattaques russes, les fake news et l'argent russe pourraient déstabiliser la vie démocratique de la Grande-Bretagne. Selon elle, « la sécurité des prochaines élections » devient une priorité de sécurité nationale, menacée, donc, par La Main Du Kremlin.

    Les experts du Quartier général des communications du gouvernement (Government Communications Headquarters, GCHQ) ont également proposé de tester les réseaux informatiques des partis politiques pour voir s'ils pouvaient résister à des                          « cyberactivités hostiles ». Il est à noter que les futures élections parlementaires n'auront lieu qu'en 2020, mais les Britanniques choisissent annuellement les autorités locales.

    Oleg Morozov, membre du Comité du Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe) pour les affaires étrangères, a déclaré que la nomination d'un nouveau ministre britannique s'inscrit dans la poursuite d'une guerre informationnelle et entame la campagne électorale.

    « Désormais, l'un des leviers de la politique intérieure réside dans le fait que gagne celui qui effraie le plus des électeurs avec un "méchant russe". Et apparemment Theresa May commence déjà à intimider les électeurs », a-t-il souligné.

    « J'estime que cette déclaration (de Boris Johnson) parle d'elle-même avec éloquence… Si ce n'est pas une blague et que la Grande-Bretagne a désormais un ministre spécial qui s'occupera de la lutte antisubversion, il aura donc du pain sur la planche… », a ajouté ironiquement Dmitri Peskov, porte-parole du président russe.

    Auparavant, Boris Johnson, le chef de la diplomatie britannique, avait indiqué que le Royaume-Uni ne disposait d'aucune preuve attestant que la Russie avait participé à des cyberattaques contre des pays occidentaux. Néanmoins, d'après lui, la Russie avait tout ce qu'il fallait pour organiser de telles attaques.

    Le 6 janvier, la CIA, le FBI et l'Agence nationale de la sécurité (NSA) ont publié un rapport accusant la Russie d'« ingérence dans la présidentielle américaine ». Cependant, les services en question ont refusé de fournir des preuves de leurs allégations, invoquant le caractère secret des documents. En fait, les services américains ont tiré leurs conclusions concernant « les opérations secrètes russes destinées à influencer les élections » d'émissions de la télévision russe et de publications sur les réseaux sociaux.

    Commentant ces allégations, le président Vladimir Poutine a déclaré que les données divulguées suite aux attaques informatiques ne servaient en rien les intérêts de la Russie et que l'hystérie autour de l'affaire avait pour but de détourner l'opinion publique du contenu des documents en question. Le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a affirmé pour sa part que les allégations contre Moscou étaient « dénuées de tout fondement ».

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    Tags:
    nomination, élections, hackers, cyberattaque, Royaume-Uni, Londres, Russie
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