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    Siège de la CIA

    Les USA espionnent le monde et les «hackers russes» portent le chapeau

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    Les révélations de WikiLeaks (109)
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    La CIA est en mesure de nous surveiller par le bais de nos ordinateurs, smartphones et téléviseurs connectés, révèle le site de Julian Assange, Wikileaks. À chaque fois, les États-Unis restent impunis et trouvent un argument - ou plutôt un coupable - pour justifier toutes leurs actions, explique dans son commentaire à Sputnik un rédacteur italien.

    Wikileaks a dévoilé l'arsenal dont dispose l'Agence centrale de renseignement américaine (CIA) pour espionner le monde entier. À l'aide des smartphones et téléviseurs connectés, toute personne, dont des leaders politiques, peut être mise sur écoute. Pourtant, la communauté internationale semble rester coite face à ces divulgations. Quant à la faute, elle revient aux « hackers russes ».

    « Les derniers fichiers en date, rendus publics par l'organisation de [Julian, ndlr] Assange, nous apprennent que depuis 2014, la CIA peut intégrer son logiciel aux téléviseurs Smart-TV connectés. Il permet à l'Agence d'enregistrer les négociations dans les pièces où est placé le téléviseur. Mais ce n'est pas tout : à en croire les documents fournis par Wikileaks, on peut également capter des informations depuis les smartphones […] », a indiqué dans une interview à Sputnik Gianluca Ferrara, rédacteur en chef du Dissensi Edizioni.

    Selon ce dernier, ce qui suscite une préoccupation, c'est que la CIA aurait eu accès aux systèmes de contrôle des véhicules, ce qui fera des moyens de transport des armes.

    « Théoriquement, chacun d'entre nous peut être surveillé, mais espionner les chefs d'États et d'agences peut être beaucoup plus utile, offrant une possibilité de chantage. En 2013, nous avons appris qu'à partir de 2002 la NSA espionnait Angela Merkel et que cette agence et la CIA disposaient de 80 centres d'espionnage partout en Europe, dont un en Italie. La CIA surveillait en permanence et mettait sur écoute les citoyens américains depuis la démission de Richard Nickson », a ajouté l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que Washington a comme toujours réussi à trouver un bouc émissaire pour justifier ses actes. Jadis ce fut le communisme et aujourd'hui le terrorisme, « qu'en gros eux-mêmes financent. Il y a toujours un responsable, et lorsque Trump remporte la présidentielle, ce sont les hackers russes qui sont derrière ».

    Selon Gianluca Ferrara, l'Italie ne réagit pas face aux divulgations de Wikileaks, ce pays étant devenu une colonie des États-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. « Nous vivons à l'époque de la dictature devenue globale depuis 1989. Tout est géré par les États-Unis, l'empire qui dispose de bases militaires sur tous les continents et dont les organisations internationales colonisent tous les pays. Il n'y aucune goutte de démocratie, mais les gens ne sont pas en mesure de se rendre compte à quel point ils ne sont pas libres », a-t-il conclu.

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    Dossier:
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    Tags:
    écoutes téléphoniques, sur écoute, smartphone, télévision, espionnage, Agence nationale de sécurité américaine (NSA), CIA, Julian Assange, Angela Merkel, Allemagne, États-Unis
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