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    Les troupes américaines en Afghanistan

    «Zones temporaires d'hostilité active», une carte blanche pour des opérations du Pentagone

    © AFP 2019 Romeo Gacad
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    Le commandement militaire américain demande à la Maison-Blanche de déclarer certaines régions du monde «zones temporaires d'hostilité active», donnant au Pentagone l'autorisation d'y mettre en œuvre les opérations que l'armée US effectue en Irak, en Afghanistan et en Syrie.

    L'administration de Donald Trump propose un plan militaire selon lequel Washington désignerait diverses régions du monde, ravagées par des guerres, comme des « zones temporaires d'hostilité active », informe le journal britannique Guardian.

    Si l'initiative proposée est approuvée, les commandants du Pentagone auront les mêmes pouvoirs qu'en Irak, en Afghanistan et en Syrie. Autrement dit, ils pourront donner leur feu vert à des frappes aériennes, des raids et des campagnes militaires contre des ennemies pour une période maximale de six mois.

    La mesure, en effet, laisserait les mains libres à une structure bureaucratique controversée pour des attaques meurtrières, comme les frappes de drones et les attaques aériennes, mises en œuvre par l'administration de Barack Obama.

    D'après le journal, on ne sait pas comment cette initiative se conformera à la Loi sur les pouvoirs de guerre (WPR), une loi de 1973 qui dispose que le président américain doit recevoir l'approbation du Congrès pour engager des hostilités pendant plus de 60 jours.

    « Elle [la mesure proposée, ndlr] ignore complètement la Loi sur les pouvoirs de guerre. Cela exclut la participation de Trump dans l'approbation des [opérations, ndlr] mission par mission », a déclaré Mary Ellen O'Connell, professeur de droit international de l'Université Notre-Dame-du-Lac.

    Le journal américain New York Times a précisé que certaines régions du Yémen et de la Somalie seraient les premières zones «temporaires» de ce type.

    Le Pentagone, à son tour, justifie sa proposition par le besoin d'une plus grande flexibilité pour ses opérations.

    Ainsi, le 9 mars, des médias américains ont annoncé que pour appuyer la prochaine offensive pour libérer la ville syrienne de Raqqa, Washington a envoyé un groupe de 400 Marines accompagné d'une batterie de canons d'artillerie lourde.

    Tandis qu'en Afghanistan, les commandants américains ont signalé qu'il fallait renforcer la présence militaire dans le pays rehaussant l'effectif présent à quelques milliers.

    En Irak, où les forces conjointes assiègent le fief de l'organisation terroriste Daech, la ville de Mossoul, les gouvernements américain et irakien ont « exprimé un intérêt » à une présence permanente des troupes américaines en Irak, selon le général américain Stephen Townsend.

    Et au Yémen, où les raids meurtriers ont déjà coûté la vie à un militaire américain et plusieurs femmes et enfants, l'administration de M. Trump intensifie fortement les bombardements par drones.

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    Tags:
    opérations militaires, défense, Pentagone, Donald Trump, Proche-Orient, Syrie, États-Unis
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