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    « Ce ne sont pas des denrées, mais du "poison" qu’on nous livre!»

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    Les grandes marques vendent dans certains États membres de l’Union européenne des produits alimentaires de moins bonne qualité que ceux mis en rayon dans les pays d’Europe de l’Ouest, a indiqué à Sputnik un politologue tchèque.

    L'UE ignore la revendication du groupe de Visehrad (Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie) qui entend interdire la vente des produits alimentaires à « double qualité », la Commission européenne ne souhaitant pas réguler les standards des denrées livrées en Europe par des transnationales sous le même nom et la même étiquette mais de qualité différente, a déclaré à Sputnik Miroslav Sladek, président du Parti républicain tchèque.

    « Le même nom et la même étiquette, mais une composition parfaitement différente, par exemple, des produits à base de viande ou de fèves de cacao qui contiennent beaucoup plus d'additifs dangereux que ceux qui se vendent dans les pays voisins, notamment en Autriche ou en Allemagne. Pour eux, nous sommes des personnes de seconde catégorie auxquelles on peut revendre des déchets. Ce ne sont pas des denrées qu'ils nous livrent, mais du "poison" », a déclaré l'interlocuteur de l'agence, commentant la réaction de la Commission européenne.

    Et d'ajouter qu'il fallait régler en toute indépendance le problème de la qualité variable des produits alimentaires en boycottant entre autres leurs livraisons.

    « Cela signifie évidemment le renvoi du vice-Premier ministre Andrej Babis, l'un de ces saboteurs qui achètent des déchets en Occident pour les conditionner et les offrir à manger aux citoyens de la République tchèque en prétendant qu'il s'agit d'un jambon de qualité », s'est indigné le politologue.

    Selon ce dernier, aussi bien le gouvernement que le parlement sont contrôlés par M. Babis, qui possède la plus grande partie de l'industrie alimentaire tchèque, dont Agrofert, monopole qui approvisionne en denrées tout le pays.

    « Il y a là (au sein de l'Union européenne, ndlr) des États de premier ordre, tels que l'Allemagne, par exemple. Viennent ensuite des pays de seconde catégorie qui n'ont pas voix au chapitre. Je ne pense pas toutefois qu'il s'agisse d'une Europe "à deux vitesses", mais plutôt d'une Europe qui se décompose. Si nous tenons à garantir l'avenir et ne voulons pas qu'ils ne restent que des personnes malades, il est inutile de penser aux détails. Il faut dissoudre toute l'UE. Du moment qu'elle ne fonctionne plus, il faut la dissoudre ! », a conclu M. Sladek.

    Les pays membres du groupe de Visehrad estiment que les produits alimentaires seraient de moins bonne qualité à l'est de l'Europe. Ainsi, sur 22 produits testés, les autorités slovaques ont relevé de grandes différences de qualité dans dix cas concernant des produits laitiers, des boissons, un produit à base de poisson, un condiment, un dessert et un thé. De même, des différences, plus légères celles-ci, ont été relevées dans trois produits à base de viande. Selon les pays concernés, les produits vendus sur leur territoire seraient composés d'ingrédients de moindre qualité. Cela passe par le recours à des matières grasses végétales et non pas animales, d'édulcorants plutôt que de sucre, d'arômes et de colorants plutôt que d'extraits de fruits.

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    Tags:
    produits alimentaires, denrées alimentaires, Groupe de Visegrad, Commission européenne, Sputnik, Union européenne (UE), Miroslav Sladek, Andrej Babis, Europe de l'Est, Occident, République tchèque, Autriche, Europe, Slovaquie, Hongrie, Pologne, Allemagne
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