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Cela fait 150 ans que l’Alaska, jadis russe, appartient aux États-Unis. Mais les peuples autochtones semblent être nostalgiques de l’époque de la gouvernance russe et se plaignent de la politique culturelle américaine, qui impose la langue anglaise aux habitants locaux et néglige la leur.

La culture des peuples autochtones d'Alaska a subi un lourd préjudice après la vente par la Russie de cette région aux États-Unis, a déclaré au Deutschlandfunk Ethan Pettycrew, représentant des Aléoutes et collaborateur d'un centre culturel d'Anchorage.

« Les Russes nous ont aidés avec nos langues, nous avions nos imprimeries, nos livres et nos écoles. Notre population pouvait lire et écrire en russe comme dans nos langues », a-t-il souligné.

Lorsqu'un représentant américain visitait les écoles alaskiennes après l'achat de ces territoires, il a dit : «  Désormais, vous n'aurez que l'anglais et que des enseignants anglophones», a raconté M. Pettycrew.

« Les Américains étaient obsédés par l'idée qu'il ne devait y avoir qu'une seule langue. Ils voulaient chasser de nous les indigènes et les Russes ».

Dans l'ensemble, l'époque américaine a causé beaucoup plus de dégâts que la période russe, concède l'autochtone.

Il y a 150 ans, le 30 mars 1867, la Russie signait avec les États-Unis un accord portant sur la vente de l'Alaska. Sur décision de l'empereur Alexandre II, ces terres ont été vendues pour 7,2 millions de dollars en or.

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Tags:
Aléoutes, histoire, anniversaire, Alaska, États-Unis, Russie
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