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    Brexit

    Le Brexit vu par les pays européens

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    Quelles sont les attentes des différents pays membres de l'UE suite au Brexit ? Un correspondant de la revue Politico dresse un inventaire des revendications et espérances des pays européens vis-à-vis de la Grande-Bretagne.

    Charly Cooper, un correspondant bruxellois de la revue Politico a essayé de formuler les revendications des  pays membres de l'UE présentées envers la Grande-Bretagne suite à sa sortie de l'Union européenne.

    Selon lui, tous les pays membres de l'UE sont d'avis que Londres aura à s'acquitter de ses engagements budgétaires pour 2014-2020, représentant un chiffre de près de dix milliards d'euros par an. Aucun État ne veut colmater tout seul un trou dans le budget commun, provoqué par le départ de la Grande-Bretagne.

    Toutefois, chaque État espère obtenir la réalisation de ses espérances suite au Brexit.

    L'Autriche qui présidera l'EU en 2018, l'année de la sortie officielle de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, se sent préoccupée par le sort de ses 25 000 citoyens qui habitent la perfide Albion. Toutefois, le Brexit est perçu comme une possibilité de perfectionner le mécanisme européen de prise de décision, en réduisant le nombre de Commissaires européens à 14 personnes.

    L'Allemagne et la France sont préoccupées par l'apparition d'États qui voudraient suivre l'exemple britannique.

    L'Irlande deviendrait le pays le plus fortement touché par la sortie britannique de l'UE, à cause des liens historiquement très étroits entre les économies des deux pays. Selon le journaliste, Londres devra s'attendre à des négociations diplomatiques beaucoup plus compliquées que celles avec le reste de l'UE.

    L'Espagne deviendra également un pays où les négociations ne seraient pas faciles, car il y a plus de Britanniques habitant le pays que d'Espagnols habitant la Grande-Bretagne. Les 300 000 Britanniques séjournent en permanence en Espagne et les 18 millions de Britanniques se rendant dans le pays pour passer leurs vacances constitueront un sujet à part dans les négociations.

    L'Italie est plutôt intéressée pour négocier « en douceur » avec la Grande-Bretagne, espérant, notamment obtenir le siège de l'Agence européenne du médicament, qui se trouve actuellement chez les Britanniques.

    La Belgique, gros exportateur de marchandises en Grande-Bretagne, espère un contrat commercial avec ce pays et une étroite coopération entre les services de renseignement.

    La Bulgarie, pays qui n'estime pas le Brexit comme une priorité dans sa politique intérieure, s'en tient aux positions exprimées par Angela Merkel. Évidemment, elle est préoccupée par le sort des près de 60 000 Bulgares travaillant en Grande-Bretagne et le règlement du statut de près de 7 000 Britanniques habitant dans les régions balnéaires de la Bulgarie.

    En ce qui concerne la Lettonie, la Lituanie, la Tchéquie, la Roumanie, la Hongrie et la Pologne, ces pays défendront les droits de leurs citoyens, nombreux en Grande-Bretagne. Selon la revue, il s'agirait de 75 000 Slovaques, 80 000 Lettons, 200 000 Lituaniens et 800 000 Polonais, dont la moitié n'a pas séjourné en Grande-Bretagne pendant cinq ans et ne pourra pas obtenir le statut de résident permanent.

    La Suède, la Slovénie, la Hollande, la Malte, l'Estonie tout comme la Finlande n'ont rien de particulier à demander à la Grande-Bretagne, souhaitant simplement rester en bons termes avec ce pays.

    La position de la Grèce, enfin, n'est pas définie pour le moment.

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    Union européenne (UE), Royaume-Uni
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