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L’arrestation aux États-Unis d’une employée du département d’État pour coopération avec le renseignement chinois témoigne, d’une part, du professionnalisme des services secrets de Pékin et, de l’autre, de graves problèmes de sécurité dans les ambassades américaines à l’étranger, a déclaré à Sputnik l’expert russe Vassili Kachine.

Candace Claiborne, une femme qui n'était pas diplomate, mais qui, en tant que collaboratrice technique du département d'État, avait accès à des informations confidentielles, voire à des secrets d'État, aurait collaboré, selon l'enquête, avec le renseignement chinois pendant cinq ans, situation commentée pour Sputnik par l'expert militaire russe Vassili Kachine.

« De toute évidence, Mme Claiborne n'était pas du tout l'unique source d'information pour le renseignement chinois au sein des structures d'État américaines », a estimé l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que l'hystérie qui s'était déchaînée aux États-Unis au sujet de l' « ingérence russe » dans la présidentielle 2016 et les tentatives de prouver le « gigantesque complot d'espionnage tramé par Moscou contre Washington » offraient en outre aux services secrets chinois une occasion propice pour intensifier leurs activités sur le sol américain.

« Par ailleurs, le département d'État est visiblement démoralisé suite à l'élection au poste de Président de Donald Trump qui n'est pas, somme toute, populaire parmi les diplomates. […] En même temps, les services secrets américains sont, dirait-on, en conflit avec le locataire de la Maison-Blanche, ce qui déséquilibre le système américain, tout en permettant au ministère de la Sécurité d'État et au renseignement militaire de la Chine de déployer des efforts de plus en plus actifs », a constaté l'expert.

Les autorités américaines ont inculpé Candace Claiborne, âgée de 60 ans, qui travaillait au département d'État depuis 1999, pour avoir livré pendant plusieurs années des secrets au renseignement chinois, mais n'ont pas pu établir de quelle information il s'agissait au juste. Aussi, n'a-t-elle pas été accusée d'espionnage, mais seulement d'avoir caché ses liens avec le renseignement chinois et avoir trompé le FBI.

Théoriquement, elle pourrait encourir 25 ans de prison. Quoi qu'il en soit, Mme Claiborne plaide non coupable, espérant sans doute gagner le procès.

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Tags:
complot, renseignement, inculpation, espionnage, présidence américaine, Département d'Etat des Etats-Unis, Sputnik, Candace Claiborne, Vassili Kachine, Donald Trump, Russie, Pékin, Chine, Washington, États-Unis
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