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    Les conséquences des frappes aériennes US contre la base militaire Shayrat en Syrie

    Le Pentagone n'a aucune preuve de l'existence d'armes chimiques sur la base de Shayrat

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    Ni le Pentagone ni le Département d'État américain n'ont fourni de preuve de l’existence d’armes chimiques sur la base aérienne syrienne de Shayrat au lendemain de la frappe effectuée par les navires de la marine US contre cet aérodrome, a déclaré samedi le major-général Igor Konachenko, porte-parole du ministère russe de la Défense.

    « Une journée après le tir de missiles effectué par des navires américains contre l'aérodrome de Shayrat, ni le Pentagone ni le Département d'État n'ont présenté de preuve de l'existence d'armes chimiques sur cette base aérienne », a déclaré aux journalistes M. Konashenkov le samedi 8 avril.

    Le major-général a noté que l'aéroport avait été visité par des dizaines de représentants des médias, des autorités locales, des sapeurs-pompiers, de la police, sans parler des militaires de l'armée syrienne.

    « Néanmoins, personne n'a découvert de "stocks" et surtout de munitions "chimiques" », a souligné le porte-parole.

    M. Konachenkov a par ailleurs fait savoir que toutes les personnes qui étaient présentes sur la base ne portaient pas de masques à gaz et se sentaient tout à fait normal.

    Ainsi, une question se pose, estime M. Konachenkov: « Qu'est-ce qui a été glissé et une nouvelle fois à l'oreille du Président américain sous couvert de "preuve" de l’existence d'armes chimiques dans un État détesté par Washington, et qui l'a fait?»

    Igor Konachenkov a souligné que « tout membre de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), respectée même par les États-Unis, sait qu'il est impossible de cacher les restes d'agents chimiques ou de leurs précurseurs sur les lieux de stockage même après des mois ou des années. »

    Selon M. Konachenkov, cette situation « ressemble par trop au tube rempli de poudre blanche de Colin Powell ou aux rapports du Premier ministre britannique au sujet de la présence présumée d'armes chimiques en Irak ».

    D'après le général russe, le seul moyen d'obtenir des preuves objectives est d'étudier la présence d'armes chimiques à l’aérodrome, en utilisant des équipements spéciaux pour prélever et marquer des échantillons pour leur analyse scientifique ultérieure. 

    « De la même façon que des experts russes l’ont fait à Alep après l'utilisation d'armes chimiques par des terroristes», a-t-il souligné.

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, 59 missiles américains Tomahawk ont été tirés depuis des destroyers de l'US Navy dans l'est de la Méditerranée, touchant plusieurs cibles sur la base aérienne de Shayrat, dans la région d'Homs (ouest de la Syrie). Neuf personnes auraient été tuées, dont quatre enfants, selon Damas, et d'importantes destructions ont été constatées. Selon le ministère russe de la Défense, quatre militaires syriens ont été tués et deux sont portés disparus.

    D'après l'information du ministère de la Défense russe, quatre soldats syriens ont été tués, deux sont portés disparus et six ont perdu la vie en combattant un incendie.

    Par ailleurs, le ministère russe a indiqué que la frappe avait détruit un entrepôt logistique, un bâtiment de formation, un réfectoire, six avions MiG-23 en réparation et un radar.

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    Tags:
    frappe aérienne, armes chimiques, Pentagone, Colin Powell, Igor Konachenkov, Syrie, États-Unis, Russie
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