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Frappes US contre la base de Shayrat en Syrie (86)
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Dans son article pour CNN, l’ex-directrice de la communication de la Maison-Blanche Jen Psaki a fait part de son espoir que M. Trump avait posé la question à lui-même sur les conséquences des frappes en Syrie et a estimé que «l’armée et les opérations militaires ne doivent pas être l’affaire d’un seul parti».

Jen Psaki, ex-directrice de la communication de la Maison-Blanche, a critiqué dans son article pour CNN la décision du chef d'État américain de bombarder la base aérienne de Shayrat en Syrie, dressant notamment une comparaison entre l'actuel Président et son prédécesseur Barack Obama.

« Il [Barack Obama, ndlr] voulait toujours savoir quels étaient les projets pour les jours et les semaines suivant les opérations militaires, quelles en seraient les dépenses et les conséquences et si l'objectif était atteint non seulement le jour de l'opération mais aussi sur le long terme », écrit-elle dans son article.

Si on en croit les propos de Mme Psaki, elle espère que le Président des États-Unis Donald Trump s'est posé la même question avant d'ordonner d'effectuer des frappes en Syrie. De même, elle a signalé que la décision du dirigeant actuel n'était en conformité ni avec le Congrès ni avec les alliés des États-Unis.

« Et puisque l'armée et les opérations militaires ne doivent pas être l'affaire d'un seul parti, il y a des questions qui nécessiteront des réponses dans les jours à venir pour les alliés de Trump ainsi que pour ses adversaires », a-t-elle déclaré.

Mme Psaki a également fait remarquer que le vif du gouvernement ne consistait pas uniquement en la vitesse de la prise de décisions mais en leur correspondance avec les intérêts du peuple américain.

« L'histoire récente nous a appris qu'une participation militaire pouvait nous entraîner sur une pente glissante. S'agit-il d'une partie d'un effort militaire plus conséquent? Envisageons-nous d'envoyer des militaires contre Assad? Sommes-nous soucieux de la riposte de la part des militaires syriens ou russes ou iraniens? », s'est-elle interrogée.

Suite à l'attaque chimique de mardi à Khan Cheikhoun, attribuée par les pays occidentaux aux forces armées syriennes, le Président américain Donald Trump a ordonné une frappe ciblée contre la base aérienne syrienne de Shayrat. Vendredi matin, 59 missiles de croisière Tomahawk ont été tirés par les navires américains USS Porter et USS Ross, qui croisaient en mer Méditerranée. Le nombre de victimes diffère selon les sources. Ainsi, le maire d'Homs évoque sept morts — cinq militaires et deux civils — dans un village se trouvant à proximité de la base aérienne, tandis que les forces militaires syriennes parlent de dix militaires tués. Selon le ministère russe de la Défense, deux militaires syriens sont portés disparus, quatre autres ont été tués et six ont reçu des brûlures lors de l'extinction de l'incendie.

En réaction à l'attaque américaine, la Russie a suspendu son accord avec Washington sur la prévention des incidents et la sécurité des vols lors des opérations en Syrie, signé en octobre 2015 quelques semaines après le début de l'opération russe dans le pays.

Le ministère russe de la Défense a pour sa part affirmé que les frappes américaines contre la base de Shayrat avaient été « planifiées depuis longtemps », l'attaque chimique de Khan Cheikhoun n'étant qu'un prétexte.

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