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Sean Spicer, porte-parole de la Maison-Blanche, a estimé que Bachar el-Assad avait fait pire qu’Adolf Hitler en utilisant des armes chimiques contre sa population. Une grosse gaffe qui a conduit l’homme politique à rapidement présenter ses excuses.

Le porte-parole de la Maison-Blanche, Sean Spicer, a présenté ses excuses quelques heures après avoir estimé que le président syrien Bachar el-Assad avait fait pire qu'Adolf Hitler. Cette comparaison alarmante a été provoquée par les récentes accusations infondées des États-Unis à l'encontre de Damas sur l'attaque chimique à Idlib.

« En toute franchise, j'ai fait par erreur un commentaire inapproprié et manquant de sensibilité au sujet de l'Holocauste et il n'y a aucune comparaison », a déclaré Sean Spicer. « Pour cela, je présente mes excuses. C'était une erreur de faire cela ».

Lors du point de presse quotidien de la Maison-Blanche, Sean Spicer avait déclaré: « Pendant la Seconde Guerre mondiale, on n'a pas utilisé d'armes chimiques. Une personne aussi abjecte qu'Hitler n'est même pas tombée aussi bas que d'utiliser des armes chimiques ».

Pourtant, quelques minutes après, des journalistes ont rappelé à Sean Spicer qu'Hitler avait largement eu recours aux gaz dans les camps de concentration. Une réponse embrouillée du porte-parole de la Maison-Blanche n'a pas tardé à venir.

« En ce qui concerne le gaz sarin, il (Hitler) n'a pas utilisé de gaz sur son propre peuple de la même façon qu'Assad (…) Je sais qu'il les a apportées dans les centres d'Holocauste. Mais je parle de la façon dont Assad les a utilisées, quand il est allé dans les villes et les a lâchées sur des innocents, au milieu des villes », avait-il dit, cité par l'AFP.

Des élus démocrates ont immédiatement dénoncé des propos antisémites de Sean Spicer.

« Sean Spicer doit être licencié, et le président doit immédiatement désavouer les propos de son porte-parole », a déclaré Nancy Pelosi, chef des démocrates de la Chambre des représentants.

Mardi 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants.

Des sources locales proches de l'opposition font état de 80 morts et de 200 blessés et en imputent la responsabilité aux forces gouvernementales syriennes. Celles-ci rejettent ces accusations et expliquent que le bombardement aérien sur Khan Cheikhoun a touché un entrepôt d'armes chimiques de groupes terroristes, dont les agents actifs ont alors contaminé la population.

Les autorités russes demandent une enquête impartiale sur cette affaire avec l'implication de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

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Tags:
attaque chimique, présidence américaine, Sean Spicer, Adolf Hitler, Bachar el-Assad, Idlib, Syrie, États-Unis, Russie
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