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    L'Iran

    «L’Iran, un État failli? Non, il est tout simplement indépendant, ce qui irrite les USA»

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    En évoquant la réaction négative de l’Iran et de la Corée du Nord aux actions des États-Unis en Syrie, la Maison-Blanche a qualifié ces pays d’«États faillis», évaluation que l’analyste iranien Seyed Mojtaba Jalalzadeh a contestée dans un entretien avec Sputnik.

    La Syrie, la Corée du Nord et l'Iran, pays qui ne soutiennent pas la politique des États-Unis, ont été qualifiés d'« États faillis » par le porte-parole de la Maison-Blanche Sean Spicer, propos que Seyed Mojtaba Jalalzadeh, du centre Azad à l'Université de Téhéran, a commentés pour Sputnik.

    « Les propos tenus par Sean Spicer, qui s'exprime au nom du Président américain Donald Trump, ne devraient pas être considérés comme une ligne stratégique, mais plutôt comme des déclarations fracassantes à l'intention de la presse », a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'expliquer que rien, ni le niveau de vie, ni la politique, ni l'économie et ni la culture de l'Iran, ne permettait de qualifier ce pays d'État failli, alors que Donald Trump et son équipe rappelaient bien le gouvernement, effectivement « failli », de George W. Bush.

    « Il s'agit d'un groupe de politiciens néoconservateurs persuadés que les États-Unis ont perdu leur puissance sur la scène mondiale et devraient la reprendre. Sous la présidence de Bush-fils, l'Iran était classé au même rang que la Corée du Nord et la Libye. Qui plus est, ces trois pays étaient considérés comme l'"axe du mal" par les Américains, ce qui a permis aux États-Unis de frapper ces pays de sanctions et de les menacer sous n'importe quel prétexte », s'est rappelé l'expert.

    Selon ce dernier, la rhétorique contradictoire de l'équipe de Donald Trump témoigne de l'inconsistance des États-Unis.

    « La réalité est telle que l'Iran a toujours adopté, même aux temps de la guerre froide, une position indépendante. […] Aujourd'hui également, l'Iran est un État indépendant qui pratique sa politique indépendante. L'Iran, comme l'a souligné M. Spicer lui-même, ne soutient pas la politique des États-Unis, celle du colonialisme et de l'impérialisme, mais défend la cause des peuples opprimés et les soutient », a constaté l'analyste.

    D'après lui, c'est la raison pour laquelle Washington ne peut tolérer un puissant État qui est totalement opposé à sa politique et l'Iran est justement, pour les États-Unis, un État qui devient, après la victoire de la révolution islamique, non seulement plus moderne, mais aussi plus puissant.

    « L'Iran, un État failli ? Non, il est tout simplement indépendant, ce qui irrite les États-Unis. […] Comment un État failli peut-il "s'ingérer dans les affaires intérieures des pays du Proche-Orient et leur accorder une assistance militaire et financière", dont la Maison-Blanche accuse justement la République islamique. […] La vérité est qu'aujourd'hui, l'Iran figure parmi les plus puissants, les plus indépendants et les influents États au Proche-Orient », a conclu l'interlocuteur de Sputnik.

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    Tags:
    sanctions, déclaration, administration, politiciens, Université d'Etat de Téhéran, présidence américaine, Sputnik, George W. Bush, Sean Spicer, Donald Trump, Seyed Mojtaba Jalalzadeh, Proche-Orient, Washington, Téhéran, Libye, Syrie, Corée du Nord, Iran
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