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    Comment Sputnik est passé du statut de média «insignifiant» à celui de maître du monde

    Comment Sputnik est passé du statut de média «insignifiant» à celui de maître du monde

    © Sputnik . Sergei Pyatakov
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    «Mensonges», «fabrique de trolls», «infos de basse qualité» - The Economist déclare régulièrement sa flamme au couple Sputnik-RT. Mais à quoi bon redouter «l’immense influence» de ces médias si on les qualifie d’«insignifiants»? Sans doute la Main du Kremlin a-t-elle dissimulé avec habileté sa puissance sous le masque de la nullité!

    Jean-Luc Mélenchon et Vladimir Poutine, collage créé par la rédaction Sputnik
    © Sputnik . collage créé par la rédaction Sputnik
    Les élections en France et en Allemagne approchent et l'Europe frissonne: tirant tel un marionnettiste les ficelles des médias comme Sputnik et RT, le Kremlin orchestre discrètement l'opinion des peuples à l'étranger. Dans un article paru dans la version papier de The Economist et titré « Ombres chinoises », l'hebdomadaire s'indigne contre l'ingérence médiatique russe dans les affaires intérieures de ces deux pays (puisque cela a si bien fonctionné aux États-Unis…).

    Petite incohérence: pourquoi le fil qui guide l'article de quelque 5 000 signes est la crainte de l'énorme influence de ces médias pourtant jugés « insignifiants » et indignes d'une quelconque attention?

    Mensongers, pitoyables, insignifiants, selon le magazine, Sputnik et RT « ont une portée assez limitée » en Europe. Et toutefois, ils suscitent — quelle surprise ! — une grande préoccupation de la part des gouvernements français et allemand. Voudriez-vous savoir qui assure le bon fonctionnement de cette machine de propagande ? Des trolls spécialement entraînés dans une « fabrique de trolls » à Saint-Pétersbourg. Ces trolls ?

    Parmi les mesures entreprises par ces trolls figurent les histoires créées de toutes pièces pour alimenter le sentiment anti-occidental, l'espionnage (bien sûr, nous excellons dans ce domaine) et le patronage idéologique. Par ce dernier terme entendez le fait que Moscou a ses préférences parmi les candidats à la présidentielle française, soutient prétendument le magazine slovaque Zem a Vek qui relaie des théories du complot ou finance des partis nationalistes italiens, hongrois et grecs avec des valises de cash.

    Au sujet des trolls, The Economist n'a jamais été pas en reste, bien qu'il daigne reconnaître qu'il n'y a pas de preuves du fait que des « hackers russes » aient piraté les machines à voter occidentales. Ainsi, c'est plutôt l'hystérie des médias mainstream qui a alimenté le scandale en l'espèce — et qui l'alimente aujourd'hui, à l'approche des élections en France et en Allemagne.

    Par conséquent, plutôt que de céder à la paranoïa, les Européens feraient mieux d'être prudents, résume le magazine. Si le « conflit médiatique » aide les candidats soutenus par la Russie à remporter les élections, ce résultat sera dû à la politique de l'Europe elle-même et à l'environnement médiatique anarchique qui a préparé le terrain, estime The Economist, sur un ton qui diffère tant du ton initial.

    Mince alors, la Main du Kremlin n'est plus à blâmer ? Après des années de piques acerbes, cela en deviendrait presque blessant.

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    La Main du Kremlin, La Faute Aux Russes, candidature, ingérence, trolls, élection présidentielle, Kremlin, France, Russie
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