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    Shinzō Abe

    Voici pourquoi le PM Abe n’appuie pas la frappe US en Syrie

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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)
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    Bien qu’opposé à toute utilisation d’armes chimiques, le Premier ministre japonais Shinzō Abe n’approuverait toutefois pas l’«action de force» perpétrée par les États-Unis contre une base aérienne syrienne.

    Le Premier ministre japonais Shinzō Abe s'oppose à l'action de force perpétrée en Syrie par les États-Unis, qui visait selon Washington à détruire un dépôt d'armes chimiques, et appelle à prendre en compte le « facteur russe », a déclaré dans une interview au journal russe Isvestia Muneo Suzuki, ancien parlementaire et conseiller officieux de M. Abe sur les relations russo-nipponnes.

    Pour rappel, le Premier ministre, relate l'agence Kyodo, avait auparavant appuyé la « détermination » des États-Unis, engagée selon lui contre toute utilisation d'armes chimiques, et avait souligné que la frappe américaine en Syrie aurait visé à empêcher la situation de se détériorer davantage. D'ailleurs, ses allégations ont par la suite été épaulées par le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida.

    « Le Premier ministre s'oppose à toute utilisation d'armes chimiques et appuyait la détermination des États-Unis de s'occuper de ce problème. Mais, je souligne que, contrairement à ce qu'affirment certains médias, M. Abe n'a pas donné son appui à l'action de force effectuée par Washington en Syrie, lors de son entretien avec le président américain Donald Trump: il ne l'a même pas mentionnée. Ainsi, comme j'ai déjà expliqué à M. Morgoulov (le vice-ministre russe des Affaires étrangères, ndlr), le Premier ministre a pris en compte le "facteur russe" », a souligné M. Suzuki.

    Mardi 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants.

    Des sources locales proches de l'opposition font état de 80 morts et de 200 blessés et en imputent la responsabilité aux forces gouvernementales syriennes. Celles-ci rejettent ces accusations et expliquent que le bombardement aérien sur Khan Cheikhoun a touché un entrepôt d'armes chimiques de groupes terroristes, dont les agents actifs ont alors contaminé la population.

    Les autorités russes demandent une enquête impartiale sur cette affaire avec l'implication de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC). En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée.

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    Tags:
    frappe aérienne, armes chimiques, Shinzo Abe, Japon, États-Unis, Russie
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