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    Lavrov à Ayrault: l’attaque chimique présumée d’Idlib est une provocation

    Lavrov à Ayrault: l’attaque chimique présumée d’Idlib est une provocation

    © AFP 2017 Omar Haj Kadour
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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)
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    La situation en Syrie et notamment la récente attaque chimique présumée de Khan Cheikhoun ont été au centre d’un entretien entre les ministres russe et français des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Jean-Marc Ayrault. Le chef de la diplomatie russe a qualifié l’incident d’Idlib de provocation.

    Moscou considère l'intoxication des habitants de Khan Cheikhoun, qui a fait au moins 80 morts et 200 blessés dans la province syrienne d'Idlib, de provocation, a déclaré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'un entretien téléphonique avec son homologue français Jean-Marc Ayrault.

    « Évoquant la situation en Syrie, Sergueï Lavrov a tenu à souligner que la Russie considérait l'incident du 4 avril avec des armes chimiques comme une provocation fragrante destinée à saper le régime de cessez-le-feu et le processus politique en Syrie », a indiqué le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué publié à l'issue de l'entretien.

    Moscou est profondément préoccupé « par les actions agressives des États-Unis qui ont tiré des missiles contre un État souverain membre de l'Onu », a ajouté le ministère.

    « La Russie a toujours préconisé le respect du droit international, jugeant notamment d'inadmissible l'ingérence dans les affaires des États souverains. Elle insiste sur une enquête objective et indépendante de l'incident à Khan-Cheikhoun », a conclu le ministère.

    Le 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants. Des sources locales proches de l'opposition font état de 80 morts et de 200 blessés et en imputent la responsabilité aux forces gouvernementales syriennes.

    Celles-ci rejettent ces accusations et expliquent que le bombardement aérien sur Khan Cheikhoun a touché un entrepôt d'armes chimiques appartenant à des groupes terroristes et dont les agents actifs ont contaminé la population.

    Les États-Unis ont tiré, dans la nuit du 6 au 7 avril, 59 missiles Tomahawk contre la base aérienne syrienne de Shayrat, qui, selon Washington, aurait servi de point de départ pour les avions syriens ayant attaqué des groupes d'opposition à Khan Cheikhoun. Moscou a vivement critiqué la démarche de Washington et a réclamé des preuves de l'implication de Damas dans cette attaque présumée.

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    Dossier:
    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)

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    Tags:
    attaque chimique, provocation, ministère russe des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, Sergueï Lavrov, Khan Cheikhoun, Syrie
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