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Alors que les habitants de la région nord-est de la Chine tirent la sonnette d’alarme suite aux exercices d’artillerie organisés sur la péninsule nord-coréenne à l'occasion du 85e anniversaire de son armée, le directeur du Centre de recherches pour la Corée du Nord explique à Sputnik s’ils ont vraiment raison d’avoir peur.

La tension est à son comble dans la péninsule coréenne au moment où la Corée du Nord fête le 85e anniversaire de ses forces armées. Ne se sentant plus à l'abri des menaces nucléaires, les habitants du nord-est de la Chine font part de leur profonde inquiétude à ce sujet, relatent les médias locaux chinois.

Interrogé par Sputnik, Zhan Debin, directeur du Centre de recherches pour la Corée du Nord de l'Université de Commerce Internationale et d'Économie de Shanghai fait la lumière sur cette situation.

«Bien sûr, les exercices nucléaires de la Corée du Nord influencent la sécurité au nord-est de la Chine, région mitoyenne de la frontière nord-coréenne. L'existence de menaces cachées, telles que les radiations, les séismes provoqués par les essais nucléaires, sont possibles […] Dans ces conditions il ne faut pas en négliger les éventuelles conséquences destructives », a-t-il expliqué en rajoutant qu'on pouvait bien comprendre les craintes de la population chinoise.

De plus, il a affirmé que ces essais auraient une influence négative due aux sanctions économiques et l'ambiance alarmante dans la région. Cependant d'après M. Debin le problème des réfugiés serait plutôt exagéré.

« Il n'y a probablement pas ici de lien direct. Le problème d'immigrés nord-coréens n'est pas celui auquel il nous faut penser maintenant », a-t-il affirmé.

Néanmoins, tout en soulignant l'importance des essais nucléaires pour le développement de la Corée du Nord et la stabilité de son régime, l'expert a relaté que leur absence en ce moment de tensions pourrait être considérée comme une sorte de « compromis ».

« Le fait que la Corée du Nord n'a pas voulu réaliser d'essais nucléaires et entreprendre d'autres actions bien plus significatives pourrait être jugé comme une tentative de compromis face à la pression du monde extérieur. Si la Corée du Nord n'avait pas renoncé à cette idée ou avait lancé des missiles balistiques, elle aurait suscité une réaction violente de la part de la Chine et des États-Unis », a-t-il conclu, précisant que dans ce cas-là Pyongyang « aurait plus à perdre qu'à gagner ».

Le 25 avril, Pyongyang a réalisé des exercices d'artillerie à grande échelle pour marquer le 85e anniversaire de la création de l'Armée populaire de Corée (du Nord). Des responsables sud-coréens et américains ont qualifié cet évènement de nouvelle démonstration de force, voire d'un sixième essai nucléaire.

Ces derniers temps, les tensions entre la Corée du Nord et les États-Unis ont monté d'un cran en raison des essais de missiles de l'armée nord-coréenne et des soupçons qui planent sur un nouvel essai nucléaire imminent de Pyongyang, ce qui préoccupe également Séoul et Tokyo.

Dimanche, un groupe aéronaval américain conduit par le porte-avions Carl Vinson et les destroyers Ashigara et Samidare de la Force maritime d'autodéfense japonaise ont entamé des manœuvres conjointes dans la partie occidentale de l'océan Pacifique, au sud de la péninsule coréenne.

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Tags:
nucléaire coréen, Corée du Nord
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