Ecoutez Radio Sputnik
    Le premier match de football à Alep après la libération de la ville

    Le premier match de football à Alep après la libération de la ville

    © Sputnik . Anton Denisov
    International
    URL courte
    Situation à Alep (2017) (24)
    370
    S'abonner

    Un stade d’Alep a hébergé le premier match de football depuis la libération de la ville des terroristes, en décembre 2016. La police militaire russe a assuré la sécurité des deux équipes syriennes de la Première ligue et des quelque 6 000 fans venus pour apporter leur soutien aux footballeurs.

    Le premier match de la Première ligue syrienne s'est déroulé à Alep depuis la libération de la ville. Le club local Al-Ittihad affrontait l'El-Jaish de Damas, l'un des meilleurs clubs syriens.

    La sécurité a été assurée par la police militaire russe lors du match. Alors qu'il n'y a aucune garantie que tous les groupes de Daech ont quitté la ville, les policiers russes ont accueilli les fans de football à l'entrée du stade.

    « Pareilles mesures sont liées au fait que la situation demeure toujours fragile. Des provocations sont possibles, on confisque les pétards, les dispositifs improvisés peuvent être des explosifs », a éxpliqué Aslambek Bersanov, le chef de section de la police militaire russe à Alep.

    C'est la première rencontre de la Première ligue syrienne dans la ville libérée des groupes extrémistes en décembre 2016. Les tribunes, bien entendu, n'étaient pas bondées. En outre, les fans de la capitale n'ont pas pu assister au match puisque la route de Damas demeure dangereuse.
    Néanmoins, les fans locaux ont apporté leur soutien aux deux équipes.

    « La vie pacifique refait surface à Alep, le sport revient à Alep. C'est ce dont nous avons rêvé pendant toutes ces années où notre ville était sous le contrôle des terroristes », a confié un fan, Mouhammad Zeno.

    Omar Hmedi, un joueur d'Al-Ittihad, a souligné qu'avant la guerre « plus de 70 000 fans venaient assister aux matches ». Selon lui, « près de 5 000 ou 6 000 personnes se sont déplacées » cette fois-ci pour la première rencontre de la ligue, mais les équipes « ont senti leur appui ».

    Des entraînements ont été organisés dans la ville d'Alep encore sous les feux des combats. On trouve d'ailleurs au stade des traces de mines sur les pistes de courses à pied.

    « Parfois les terroristes ont spécialement lancé des attaques dans la ville lors de nos entraînements. Heureusement, personne parmi les joueurs n'a été blessé », a indiqué le coach en chef du club d'Alep, Mouhammad Akil.

    Le match a été diffusé en ligne par la télévision syrienne dans l'ensemble du pays, y compris dans les régions contrôlées par les terroristes.

    Il est à noter que les islamistes radicaux considèrent comme péché et indigne de jouer au football. On cite même des cas où des personnes auraient été exécutées uniquement pour avoir regardé des matches à la télé…

    La ville d'Alep, traditionnellement considérée comme la capitale économique du pays avant la guerre civile, a été complètement libérée en décembre 2016 par l'armée gouvernementale syrienne avec l'appui russe.

    À l'heure actuelle, la ville est entièrement contrôlée par les troupes gouvernementales, mais il y a également des groupes d'extrémistes qui opèrent dans les banlieues.

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

    Dossier:
    Situation à Alep (2017) (24)

    Lire aussi:

    Pierre le Corf: l’aide humanitaire de l’Occident à Alep, «on n’en a pas vu la couleur»
    Une explosion frappe Alep, au moins six victimes
    L’attentat d’Alep est le fruit d’approches inefficaces de l’U.E dans la lutte contre Daech
    Damas saisit l'Onu suite à l'attentat d'Alep
    Tags:
    terrorisme, libération, joueur, match, football, Alep, Syrie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik