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    Moscou a trouvé des incohérences dans le rapport français sur les armes chimiques en Syrie

    © AFP 2018 Omar haj kadour
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    La première analyse des cinq pages du rapport sur la frappe chimique présumée dans la province syrienne d’Idlib publié par les services de renseignement français pose de nombreuses questions, selon le ministère russe des Affaires étrangères.

    Le rapport français sur l'attaque chimique menée sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, contient des incohérences flagrantes, a déclaré jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

    « Il existe beaucoup de contradictions évidentes qui témoignent de la faible qualité de l’enquête menée. Il s’agit d’abord et avant tout des circonstances dans lesquelles la partie française a reçu les échantillons qui ont été prélevés, supposément, directement sur le lieu de l’incident», lit-on dans le communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.

    Et d’ajouter que si c'était bien les services de renseignement français qui avaient prélevé les échantillons en question, cela veut dire qu’ils ont eu accès à la région contrôlée, selon le rapport, par des groupes armés de l’opposition syrienne liés à Al-Qaïda.

    « Et si les échantillons ont été reçus d’ailleurs, disons, sur le territoire de l’un des pays voisins de la Syrie, leur authenticité est alors mise en doute immédiatement », rapporte le communiqué.

    Moscou a appelé de nouveau à mettre un terme aux jeux politiques indignes liés au dossier chimique syrien et à entreprendre des mesures sur lesquelles la Russie insiste depuis trois semaines. 

    « Nous demandons d’envoyer directement à Khan Cheikhoun et sur l’aérodrome de Shayrat un groupe de spécialistes qui comprendrait des représentants des pays qui ne sont pas aveuglés par la haine à l’égard du gouvernement syrien légitime », relate le communiqué.

    Le rapport sur l’attaque chimique présumée a été publié dans le cadre de l’enquête nationale française. Il s’agit déjà de la troisième investigation, les deux autres ayant été lancées par la Turquie et le Royaume-Uni.  

    « On a l’impression que les pays en question soit ne font pas confiance à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, soit ils tentent d’influencer son travail dans une direction qui leur est avantageuse », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères.

    Le 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants. Des sources locales proches de l'opposition font état de 80 morts et de 200 blessés et en imputent la responsabilité aux forces gouvernementales syriennes. Celles-ci rejettent ces accusations et expliquent que le bombardement aérien sur Khan Cheikhoun a touché un entrepôt d'armes chimiques de groupes terroristes, dont les agents actifs ont alors contaminé la population.

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    Tags:
    armes chimiques, ministère russe des Affaires étrangères, Syrie, France, Russie
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