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Dans une interview accordée à Sputnik, Konrad Rekas, politologue et journaliste polonais, évoque la situation dans laquelle s’est retrouvée le gouvernement polonais après avoir accordé son soutien à Emmanuel Macron et qu’il s’est dit favorable à des sanctions contre la Pologne s’il était élu Président.

Au cours de sa campagne électorale, Emmanuel Macron a déclaré que dans le cas où il deviendrait Président français, il prendra des mesures à l'encontre de la Pologne, qu'il accuse d'enfreindre « tous les principes » de l'Union européenne. Ce qui est paradoxal est que gouvernement polonais a récemment accordé son soutien à ce candidat à la présidentielle française. Ainsi, Witold Jan Waszczykowski, ministre polonais des Affaires étrangères, avait déclaré qu'Emmanuel Macron était un homme politique « prévisible et expérimenté ».

D'après Konrad Rekas, politologue et journaliste polonais, le parti Droit et Justice (PiS) a été pris à son propre piège. Ainsi, estime M. Rekas, ayant rejeté la proposition récente de Marine le Pen de commencer une discussion sérieuse sur le futur de l'Union européenne, Droit et Justice a décidé d'affirmer sa loyauté à l'Europe par le biais de son soutien au candidat dont les membres du PiS ne savent presque rien et « n'ont pas pris la peine d'apprendre au cours de la campagne électorale »:

« Le camp politique néolibéral du centre qui vient de se former en France ne se confond pas du tout avec l'électorat de Droit et Justice en Pologne. Ce camp est favorable au renforcement de l'UE et pas à son affaiblissement. Il se voit dans l'organisation d'un nouvel État européen et essayera d'influencer la Pologne et la Hongrie. »

Selon M. Rekas, ainsi, « ce nouvel échec de Droit et Justice et de son gouvernement témoigne de sa faible compréhension du futur européen ».

En parlant de la situation conflictuelle concernant l'usine Whirlpool à Amiens, dont la production doit être transférée à Lodz, en Pologne, M. Rekas estime que son pays y joue le rôle du « participant passif, de victime passive dans les jeux des plus forts ».

Le politologue polonais rappelle qu'après 1989 l'idée principale pour l'économie polonaise consistait à obtenir des capitaux à tout prix. Deuxièmement, la Pologne était compétitive grâce à de sa main-d'œuvre bon marché qui est en fin de compte « partie dans des endroits où elle n'était plus bon marché ».

Et de conclure:

« Aujourd'hui, nous nous retrouvons dans la situation où les ateliers d'assemblage et les producteurs de produits semi-finis sont transférés dans notre pays. Nous étions le réservoir de main-d'œuvre bon marché et la source pour la fuite des capitaux des sociétés occidentales, et nous restons sur ces positions, rien n'a changé dans ce domaine ».

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Tags:
élection présidentielle, Droit et justice, Emmanuel Macron, Pologne, France
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