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Situation en Syrie (printemps 2017) (181)
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L'initiative russe visant à mettre en place en Syrie des zones d'apaisement est discutée à Astana, au Kazakhstan, il est donc possible qu'elle soit adoptée et prochainement appliquée. Toutefois, l'opposition rappelle qu'il ne s'agit pas d'une alternative au règlement, mais d'une solution provisoire.

Il est possible que les négociations d'Astana débouchent sur la signature d'un accord portant création de quatre zones de sécurité en Syrie, a déclaré mercredi Aïdarbek Toumatov, directeur du département d'Asie et d'Afrique du ministère kazakh des Affaires étrangères.

« La nouvelle initiative russe est actuellement discutée. Un mémorandum sur la mise en place de zones de désescalade, zones d'apaisement, est examiné. Les délégations mènent des pourparlers à ce sujet », a-t-il déclaré aux journalistes.

À la question de savoir si l'opposition syrienne accepterait de signer un tel document, il a répondu que si les pays garants du processus de paix (Russie, Iran, Turquie) l'adoptent, son application sera obligatoire pour toutes les parties du conflit.

Mevlut Cavusoglu, le chef de la diplomatie turque, a pour sa part souligné que quatre documents relatifs à la création de zones de désescalade étaient examinés. Les parties en présence sont déjà parvenues à un consensus sur trois d'entre eux. Et d'ajouter qu'Ankara espérait une suite positive sur cette question.

Une solution, mais pas une alternative

Pourtant, la mise en place de ces zones de sécurité ne doit pas être une alternative au règlement global du conflit, écrit l'opposition syrienne dans sa lettre aux pays garants du règlement en Syrie.

« Les zones de sécurité sont une mesure provisoire censée apaiser les tensions dans la vie complexe des citoyens [syriens] et ne peuvent pas être une alternative à la transition politique », indiquent-ils.

La police militaire russe pourrait provisoirement assurer l'application de l'accord

« Le document en question entrera en vigueur 24 heures après sa signature. Ceci concernera l'arrêt des frappes et ainsi de suite. Quant à la division des zones et le retrait du contingent, ce processus est plus complexe. Nous pensons que ceci prendra deux semaines », a appris l'agence Sputnik une source au sein de la délégation de l'opposition syrienne. Et de souligner que la délégation russe avait proposé d'en charger à titre provisoire sa police militaire, à défaut d'alternative.

« Tout le monde est d'accord, tant l'opposition que le gouvernement syriens. Toutefois, les Russes ont souligné qu'une telle solution n'était pas souhaitable », a souligné la source.

Rappelons que la Russie avait appelé à mettre en place en Syrie quatre zones d'apaisement des tensions dans plusieurs provinces du pays, ainsi qu'à instaurer des lignes de sécurité tout au long de ces zones afin d'éviter les heurts entre les parties.

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Tags:
opposition, réglement politique, projet, zones de sécurité, Mevlut Cavusoglu, Astana, Turquie, Russie, Syrie
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