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    la liberté d'expression

    Pour Berlin, l’Ukraine, qui tente de rejoindre l’UE, contrevient aux valeurs européennes

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    Le gouvernement ukrainien est allé trop loin dans sa lutte contre tout ce qui est lié à la Russie. Les sanctions imposées récemment contre des sociétés et des réseaux sociaux russes n’ont pas trouvé l’appui du peuple ukrainien, sans parler de la réaction de l’Union européenne, à laquelle Kiev souhaite adhérer.

    Les sanctions de Kiev contre plusieurs médias russes ne correspondent pas aux valeurs européennes, a déclaré lors d'une conférence de presse Steffen Seibert, le porte-parole d'Angela Merkel. De plus, le fonctionnaire allemand a souligné que la liberté des médias européens était « l'une des valeurs les plus importantes ».

    Selon lui, la restriction de l'accès aux médias russes ne contribue pas à l'amélioration des relations entre Kiev et Moscou. Steffen Seibert a ainsi soutenu le point de vue du ministère allemand des Affaires étrangères, qui a déclaré que les actions des autorités ukrainiennes contre la liberté de la presse « soulèvent des questions ». De même, le porte-parole de la chancelière allemande a souligné que l'Ukraine n'était pas candidat à l'adhésion à l'UE.

    Récemment, la Fédération européenne des journalistes (FEJ) s'est indignée des sanctions antirusses décrétées par Kiev, les qualifiant dans un entretien à Sputnik de « violations de la liberté de la presse » ayant « un effet dissuasif » sur tous les journalistes, qu'ils soient Russes ou Ukrainiens.

    Lundi 15 mai, le Président ukrainien Piotr Porochenko a validé la décision du Conseil de sécurité nationale d'élargir la liste noire de personnes physiques et morales russes et de prolonger la durée des sanctions à leur encontre. L'agence d'information internationale Rossiya Segodnya, dont Sputnik fait partie, les chaînes de télévision REN, Zvezda ou TV Centre, ainsi que des réseaux sociaux et services en ligne Yandex, Odnoklassniki, VKontakte et Mail.ru entre autres ont été frappés de sanctions pour une durée de trois ans.

    En outre, les sociétés de sécurité informatique Kaspersky Lab et Dr. Web sont aussi sanctionnées en Ukraine à compter du 15 mai. Au total, les nouvelles sanctions frappent 1 228 personnes physiques et 468 personnes morales. Les sanctions contre les personnes morales ont été prolongées d'un à trois ans, tandis que les mesures restrictives à l'encontre des personnes physiques sont prolongées pour un, trois, cinq ans ou une durée indéfinie.

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    liberté de la presse, valeurs, sanctions, Steffen Seibert, Petro Porochenko, Berlin, Moscou, Kiev, Ukraine
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