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    Maria Zakharova

    Les «hackers russes» inventés? Les USA n'ont informé Moscou d'aucune cyberattaque russe

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    Malgré l'existence d'un mécanisme de lutte contre les cybercrimes, les États-Unis n'y ont jamais recouru ni affirmé à Moscou qu'une quelconque cyberattaque avait été conduite depuis la Russie, a déclaré la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, dans un entretien au journal espagnol ABC.

    Évoquant l'ambiance tendue actuelle dans le cyberespace, Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a estimé que le mythe des « hackers russes » n'était que le fruit d'une lutte politique intérieure aux États-Unis, ajoutant que ces derniers n'avaient jamais informé la Russie d'un quelconque piratage effectué prétendument par la Russie.

    « Washington et Moscou ont mis en place un mécanisme conjoint pour combattre les cybercrimes, mais les Américains ne l'ont jamais utilisé en pratique », a affirmé la diplomate dans une interview au journal espagnol ABC.

    Entre-temps, les États-Unis ont visiblement eu besoin d'un personnage pour jeter sur lui le blâme dans le cas où les résultats des élections étaient contraires aux espérances, a-t-elle poursuivi :

    « S'ils ne sont pas d'accord avec les résultats de l'élection, ils accusent les hackers russes. S'ils sont d'accord, personne ne se souvient d'eux. Dans le cas du Brexit, je n'ai pas entendu d'accusations. C'est étrange, n'est-ce pas ? », s'est interrogée Mme Zakharova. « Il n'existe pas de hackers russes, mais il existe une certaine histoire inventée aux États-Unis en lien avec la lutte politique intérieure. »

    Si Washington reçoit des informations sur une cyberattaque réalisée depuis la Russie, la procédure est la suivante : il informe la partie russe, les services secrets russes vérifient les informations et entreprennent des actions concrètes afin de bloquer l'attaque. Moscou peut agir de la même manière.

    « Nous entendons parler des cyberattaques russes depuis déjà deux ans. Mais le mécanisme existant n'a jamais été utilisé », a fait remarquer la diplomate, ajoutant que la Russie subissait des piratages au même titre que les autres pays.

    « Il y a quelques années, nous avons proposé un accord international en matière de sécurité informatique et nous avons d'ailleurs désigné le représentant spécial du Président russe en l'espèce. Notre but était de mettre en œuvre des mécanismes bilatéraux concernant les crimes dans le cyberespace. »

    Plus tôt dans la semaine, la porte-parole de la CIA Heather Fritz Horniak avait affirmé à RT que l'implication des services secrets russes dans la présidentielle américaine était « un fait établi ».

    Fin décembre 2016, l'administration de Barack Obama, le Président américain de l'époque, a décrété des sanctions contre neuf établissements, compagnies et personnes physiques russes et ce pour « ingérence dans les élections » et « pressions sur des diplomates américains » travaillant en Russie. Parallèlement, le Congrès américain a annoncé son intention de mener sa propre enquête au sujet de l'« ingérence russe ».

    Pour le moment, les autorités américaines n'ont livré aucune preuve de l'implication de la Russie dans les cyberattaques ayant pour but d'influencer les résultats de la présidentielle. Face à ces allégations, Vladimir Poutine a déclaré que les données piratées et rendues publiques ne servaient en rien les intérêts de la Russie et que l'hystérie autour de l'« ingérence russe » avait pour but de détourner l'attention des électeurs du contenu des documents piratés.

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    Tags:
    cybercriminalité, crimes, cyberespace, hackers, cyberattaque, Maria Zakharova, Washington, Moscou, États-Unis, Russie
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