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    Chrystia Freeland

    Le Canada se propose de mettre au point sa version de l’acte Magnitski

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    Le gouvernement du Canada est disposé à donner son aval à un projet de loi portant sur l’adoption d’une loi à l’instar de l’acte Magnitski des États-Unis.

    La ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland a déclaré que le gouvernement appuierait une loi analogue à l'acte états-unien Magnitski, mis au point par l'opposition.

    « Le gouvernement voudrait pouvoir élargir le pouvoir d'imposer des sanctions dans les dossiers concernant la violation flagrante des droits de l'homme et la corruption à l'étranger », a annoncé Mme Freeland citée par l'agence Bloomberg.

    Chrystia Freeland, une Canadienne de descendance ukrainienne réputée pour sa position antirusse dure envers la réunification de la Crimée avec la Russie et le conflit dans le Donbass, a promis au cours de la campagne électorale de 2015 que son Parti libéral ferait tout son possible pour obtenir l'adoption d' une version canadienne de l'acte Magnitski.

    La loi Magnitski, instaurant des sanctions économiques et des interdictions de visas pour les fonctionnaires russes soupçonnés d'être impliqués dans la mort de Sergueï Magnitski, a été adoptée par le Congrès américain et le président Obama en novembre-décembre 2012.

    Sergueï Magnitski était avocat au sein d'un cabinet juridique américain qui fournissait des conseils au fonds d'investissement britannique Hermitage Capital. Cette société et son patron William Browder se sont retrouvés, dès 2005, dans le collimateur de la justice russe.

    Arrêté en 2008 pour fraude fiscale, Sergueï Magnitski est décédé en détention provisoire dans une prison de Moscou en novembre 2009. Sa mort a eu un fort retentissement en Russie et dans le reste du monde.

    Suite à la publication par Washington de la « liste Magnitski », le ministère russe des Affaires étrangères a publié une liste noire de 18 Américains impliqués dans la violation des droits de l'homme. Alexandre Loukachevitch, porte-parole du ministère à l'époque, a noté que c'était une réaction à l'ingérence dans les affaires intérieures de la Russie.

    « A la différence de la liste américaine rédigée de façon arbitraire, notre liste contient avant tout les personnes impliquées dans la légalisation des tortures et l'incarcération de détenus dans la prison spéciale de Guantanamo pendant une durée indéterminée, dans les arrestations et enlèvements de citoyens russes dans des pays tiers et des atteintes contre leur vie et santé », a-t-il indiqué dans un communiqué.

    Il a ajouté que Moscou était contre la guerre des listes, mais ne pouvait pas ignorer un chantage flagrant.

    « Les hommes politiques de Washington devraient enfin comprendre que la politique de diktat à l'égard de la Russie ne mènera à rien », a conclu le diplomate.

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    Tags:
    droits de l’homme, Chrystia Freeland, Sergueï Magnitski, Canada
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