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    Konstantin Kossatchev

    En frappant les forces syriennes les USA visent aussi Genève

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    Les États-Unis ont passé leur frustration de ne pas pouvoir contrôler le processus de Genève de règlement en Syrie sur les forces gouvernementales syriennes en frappant un convoi militaire dans une zone de désescalade établie, estime le sénateur russe Konstantin Kossatchev.

    La frappe des États-Unis sur les forces gouvernementales en Syrie est une agression sur le territoire d'un État souverain et une attaque contre le processus de négociations sur le règlement, a déclaré le président de la commission des affaires étrangères du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe) Konstantin Kossatchev.

    « Il va de soi qu'il est impossible d'envisager ces actions "forcées" mais agressives de par leur essence sur le territoire d'un État souverain séparément des négociations qui se poursuivent à Genève entre le gouvernement de Syrie et l'opposition afin de parvenir à un règlement du conflit dans ce pays. Cette attaque a été menée non seulement contre la Syrie, mais aussi contre Genève », a communiqué M. Kossatchev via Facebook.

    Selon lui, la frappe témoigne de « l'irritation des États-Unis par le fait que le processus de Genève ne soit pas mené sous leur contrôle et que, pis encore, il puisse réussir ».

    Le sénateur ne pense pas que la frappe contre les forces gouvernementales en Syrie soit une erreur due à l'effet du hasard : « c'est une action préméditée dont les conséquences restent encore à évaluer », selon lui.

    Il d'autre part a qualifié d'odieux les propos du chef du Pentagone James Mattis qui avait déclaré que les États-Unis n'élargissaient pas leur participation à la guerre civile en Syrie, mais protégeaient leurs militaires.

    « De cette façon les États-Unis reconnaissent qu'ils frappent contre les forces gouvernementales d'un État souverain en protégeant leurs propres unités militaires qui se trouvent dans ce pays illégalement, sans avoir un mandat du Conseil de sécurité de l'Onu et sans l'invitation des autorités de ce pays, étant, de fait, une force d'occupation », a noté le sénateur.

    « Toute rhétorique sur la nécessité de « contenir le régime d'Assad » ne peut pas servir d'argument pour des tirs de missiles sur les forces qui luttent contre les extrémistes mis hors la loi, loi internationale comprise », estime le sénateur.

    Selon lui, il faut contenir ceux qui opèrent en dehors de leurs frontières et qui sapent du même coup le processus de paix et la formation d'un front antiterroriste uni.

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    Tags:
    extrémistes, mandat, agression, frappe aérienne, James Mattis, États-Unis, Syrie
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