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    Les conséquences de l'attaque chimique à Khan Cheikoun

    Khan Cheikhoun: l'OIAC s'exonère d'une enquête exhaustive sur l'incident

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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)
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    La diplomatie russe a accusé l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) d'éviter de mener une enquête exhaustive sur l'incident à Khan Cheikhoun, en Syrie, ville qui a enregistrée une dispersion de gaz chimique début avril. Moscou rappelle que toutes les conditions pour la visite des experts avaient été mises en place.

    Si l'OIAC continue de s'exonérer d'une enquête exhaustive sur l'incident survenu début avril dans la ville syrienne de Khan Cheikoun, ceci mettra en doute la validité de la Mission chargée d'enquêter sur le recours à des armes chimiques en Syrie et du mécanisme conjoint de l'OIAC et l'Onu ayant un même objectif, a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

    « Près de deux mois après l'incident chimique, personne, semble-t-il, ne se précipite pour aller à Khan Cheikoun pour procéder à une vérification de toutes les circonstances d'une affaire si retentissante. Qui plus est, en Occident, on exclut la possibilité même de visiter la base aérienne de Shayrat, où selon leurs propres assertions, aurait été stocké le sarin employé à Khan Cheikhoun », lit-on dans le communiqué.

    Et d'ajouter que la mission de l'OIAC chargée d'établir les faits de recours à des armes chimiques n'était pas très active et ajournait encore et encore sa visite dans cette ville sous prétexte de conditions sécuritaires défavorables.

    Pourtant, toutes les prémisses à l'organisation d'une telle visite du point de vue sécuritaire ont été mises en place, rappelle la diplomatie russe.

    « Quant à l'administration du mécanisme conjoint OIAC-Onu sur les armes chimiques en Syrie ne fait pour le moment que d'envisager de mettre en place un plan d'enquête dans lequel il sera décidé quels endroits visiter, qui interroger et quels documents demander », ajoute la diplomatie russe.

    Dans ce contexte, Moscou exige que ces institutions entreprennent des mesures urgentes pour changer l'état des choses actuel, dépêchent leurs experts aussi bien à Khan Cheikoun qu'à Shayrat et assurent une enquête exhaustive et impartiale.

    Et de pointer que si la mission de l'OIAC et le mécanisme conjoint OIAC-Onu continuent d'éviter de mener une telle enquête ceci mettra en question la pertinence même de leur existence.

    Mardi 4 avril, une frappe aérienne sur la ville de Khan Cheikhoun dans la province d'Idlib, en Syrie, a été suivie par l'intoxication aux produits chimiques de nombreux habitants.

    Les États-Unis ont effectué, dans la nuit du 6 au 7 avril, une frappe de missiles contre la Syrie, accusant le gouvernement de Bachar el-Assad d'avoir eu recours à des armes chimiques à Khan Cheikhoun, où, selon des sources locales proches de l'opposition, une attaque aurait fait 80 morts et 200 blessés. La Russie a critiqué la démarche de Washington et a réclamé des preuves de l'implication de Damas dans cette attaque présumée.

    Les autorités russes ont demandé une enquête impartiale sur cette affaire avec l'implication de l'OIAC. En l'absence d'une telle enquête, l'origine de l'intoxication aux produits chimiques des habitants de Khan Cheikhoun reste donc controversée. Par la suite, Damas a adressé une invitation officielle à l'OIAC.

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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)

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    Tags:
    inactivité, armes chimiques, attaque chimique, enquête, ministère russe des Affaires étrangères, ONU, OIAC, Shayrat, Syrie, Khan Cheikhoun
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