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    De candidat à Président, les positions de Trump face à l’Otan

    © AP Photo / Pablo Martinez Monsivais
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    Alors que le «candidat [Trump] a dit certaines choses très critiques contre l’Otan», «la position du Président Trump et de son gouvernement est très en faveur de la consolidation des liens au sein de l’Alliance Atlantique», signale M.Vautravers, expert en conflits internationaux au GCSP dans une interview à Sputnik.

    Depuis qu'il occupe le poste de Président, Donald Trump a changé certaines de ses positions, entre autres à l'égard de l'Otan, a expliqué au micro de Sputnik Alexandre Vautravers, expert en conflits internationaux au Geneva Centre for Security Policy (GCSP).

    « La volonté du Président Trump — je précise, du Président!, parce que le candidat a dit certaines choses très critiques contre l'Organisation du Traite de l'Atlantique Nord — a démontré dans certains de ses discours ou via ses ministres un soutien très fort de l'Alliance Atlantique. »

    Il est donc important de « distinguer le candidat à l'élection présidentielle et le Président » car, une fois au pouvoir et entouré de « conseillers militaires, ministres et autres spécialistes », il fait face à « une prise de conscience et une prise de responsabilité ».

    « Personne ne dira le contraire: la position du Président Trump et de son gouvernement est très en faveur de la consolidation des liens au sein de l'Alliance Atlantique », constate l'expert.

    Pourtant, les discussions à Bruxelles tournent autour d'un « seul mot-clé qui fédère tous ces points: c'est la question budgétaire ». À cet égard, l'avis de la nouvelle administration américaine est notamment hérité des anciens dirigeants.

    « La position de Trump n'est pas différente de la position officielle de l'administration d'Obama, ainsi que les administrations qui les ont précédés: il faut un engagement plus important de la part des partenaires de l'Otan », précise Alexandre Vautravers.

    Alexandre Vautravers a également commenté le rassemblement du 24 mai qui s'est déroulé dans la capitale belge en marge d'une réunion des pays membres de l'Otan, alors que des milliers de manifestants ont accueilli le chef de la Maison-Blanche et son épouse Melania, en visite à Bruxelles, avec des pancartes et scandant des slogans anti-Trump.

    Ainsi, soulignant qu'« il y a une opinion publique en Belgique et dans certains pays qui n'est pas favorable à la personnalité de Donald Trump », M. Vautravers a déploré que « l'influence de ces mouvements populaires allait être très mineure sur le contenu des discussions » entre les dirigeants européens et les États-Unis.

    En visite à Bruxelles à l'occasion du sommet de l'Otan, le Président Donald Trump a dressé la liste des principales menaces à l'Alliance atlantique. Or, la « menace russe » y tient une place aux côtés du terrorisme, de la migration et la répartition du fardeau financier entre les pays membres de l'Alliance.

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    Tags:
    OTAN, Donald Trump, Bruxelles, Belgique, États-Unis
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