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Il faudra 100 millions de dollars pour contrer le Kremlin et son «éventail de mesures militaires, économiques, informatiques et du domaine du renseignement afin d’affaiblir les institutions démocratiques américaines, séparer l'Europe et les États-Unis, diviser l’Europe de l’intérieur, porter atteinte à des organisations telles que l’Otan et l’UE».

Salud Carbajal, membre du Congrès américain, a proposé de créer un fonds visant à contrecarrer l'influence de la Russie, qui coûterait au contribuable américain 100 millions de dollars.

Il ne s'agit pourtant pas d'une innovation: un groupe chargé d'enquêter sur « les activités subversives de l'Union soviétique » à l'égard des États-Unis a déjà existé dans les années 1980.

Le texte de M. Carbajal prévoit entre autres un retour aux techniques de l'époque de la guerre froide: d'après le projet, le Département d'État américain devrait fournir au Congrès une évaluation des actions anti-américaines de la Russie.

La lutte contre « l'influence de Moscou » est jugée d'autant plus cruciale car « le Congrès devrait être au courant des méthodes modernes utilisées par le Kremlin afin de déstabiliser les institutions démocratiques aux États-Unis et à l'étranger ».

Il s'agit en effet « d'assurer la préservation du système démocratique » américain, qui est désormais mis en jeu et menacé par les « méchants Russes ».

« Actuellement, la Russie déploie un éventail de mesures militaires, économiques, informatiques et du domaine de renseignement afin d'affaiblir les institutions démocratiques américaines, séparer l'Europe et les États-Unis, diviser l'Europe de l'intérieur, porter atteinte à des organisations telles que l'Otan et l'UE. »

Par ailleurs, le Département d'État américain ne devrait pas tarder à regarder de plus près les mythiques « services de renseignement et les médias de propagande », a-t-il ajouté, citant RT.

Si le projet de loi est approuvé, le secrétaire d'État devrait soumettre au Congrès, dans un délai de 180 jours, un rapport sur l'évaluation des « activités subversives de la Fédération de Russie ».

M. Carbajal a probablement été inspiré par des pratiques datant de 1986. Il y a 32 ans, effectivement, un groupe de travail américain avait également pour but de détecter « les manigances » de l'Union soviétique, un besoin qui pouvait cependant être justifié par les défis de la guerre froide.

En visite à Bruxelles à l'occasion du sommet de l'Otan du 25 mai, le Président Donald Trump a dressé la liste des principales menaces à l'Alliance atlantique. Or, la « menace russe » y tient une place aux côtés du terrorisme, de la migration et la répartition du fardeau financier entre les pays membres de l'Alliance.

Le 3 mai, le Congrès des États-Unis a approuvé le budget américain pour le reste de l'année 2017. La création d'un comité ad hoc pour lutter contre la soi-disant « ingérence russe » est devenue un des points clé des amendements budgétaires.

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Tags:
propagande, médias, Europe, États-Unis, Russie
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