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    Les fuites d’infos secrètes, «un moyen original de taper sur les nerfs du gouvernement»

    Les fuites d’infos secrètes, «un moyen original de taper sur les nerfs du gouvernement»

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    La liberté de la presse ainsi que l’ouverture plus importante des services secrets US sont la cause de la plus grande fréquence des fuites de données dans les médias aux États-Unis par rapport au Royaume-Uni, selon les journalistes américains, qui estiment que ces fuites constituent un «moyen original de taper sur les nerfs du gouvernement».

    Sur fond de scandale relatif à la fuite des données dans la presse américaine concernant l'identité du terroriste ayant perpétré l'attentat à Manchester, le New York Times a affirmé que les fuites de ce genre étaient typiques de leur pays. Par ailleurs, selon le journal, la situation ne va pas considérablement changer à l'avenir car il s'agirait d'un « moyen original de taper sur les nerfs du gouvernement ».

    Comparant les systèmes américain et britannique, le New York Times estime que la réponse gît dans la Constitution des États-Unis qui assure la liberté de la presse permettant parfois aux journalistes d'être un peu légers, n'étant pas responsables de la divulgation des données secrètes. De plus, le quotidien rappelle qu'en 1971, la Cour suprême des États-Unis a interdit au gouvernement d'exiger de ne pas publier une information obtenue grâce à des fuites.

    Par contre, au Royaume-Uni, les fuites sont exceptionnellement rares car la loi stipule la punition non seulement pour les sources de cette information mais aussi pour les journalistes qui l'ont publiée.

    En outre, selon le Washington Post, les services secrets américains sont plus nombreux que les britanniques et ils possèdent plus d'agents, ce qui augmente également la possibilité des fuites. De plus, les services de renseignement britanniques sont bien plus fermés que leurs homologues américains qui, comme le relate le New York Times, sont impliqués dans la vie politique des États-Unis, citant les exemples de structures comme la CIA ou le FBI.

    Pour les journalistes américains, la liberté de la presse serait impossible sans ce droit d'utiliser les informations secrètes pour réaliser « une couverture pertinente » des problématiques politique, militaire ou diplomatique. Par surcroît, le Washington Post renchérit sur le fait que la régularisation du champ informatique par le gouvernement du Royaume-Uni nuit à l'efficacité des médias britanniques.

    Auparavant, les médias britanniques s'étaient indignés de la publication par des journaux américains d'informations liées à l'enquête sur l'attentat de Manchester qui s'était produit le 22 mai faisant 22 morts et environ 120 blessés.

    En réponse, la chef du gouvernement britannique Theresa May avait affirmé qu'elle allait exhorter Donald Trump à éviter de telles fuites de données confidentielles dans l'espace médiatique. La secrétaire d'État britannique à l'Intérieur Amber Rudd avait déclaré pour sa part que l'apparition dans les médias de fragments de données de renseignement concernant l'enquête de l'attentat de Manchester, avec des références à des sources américaines, était scandaleuse.

    Par la suite, le Royaume-Uni a annoncé la suspension des échanges d'informations avec les États-Unis en la matière.

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    information secrète, services secrets, secret, fuite, médias, États-Unis, Royaume-Uni
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