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Bravant les frontières, les cyberattaques se font de plus en plus fréquentes dans le monde d’aujourd’hui, y compris en Russie. Dans un entretien avec Sputnik, Ilia Satchkov, fondateur et copropriétaire de la société russe Group-IB, évoque le problème de sécurité informatique.

Group-IB est une société privée de sécurité informatique qui se spécialise essentiellement dans les enquêtes sur les cybercrimes et les moyens de les prévenir à un stade précoce, a raconté à Sputnik Ilia Satchkov, qui a participé à la conférence CIPR (« L'industrie numérique de la Russie industrielle » —2017 qui s'est déroulée au Tatarstan du 24 au 26 mai.

« Tout d'abord, notre société enquête sur des cybercrimes très compliqués et aide la police et les clients à découvrir les origines de ces crimes et à traduire en justice les criminels. […] Nous coopérons avec les structures judiciaires de différents pays, la cybercriminalité étant un problème mondial, et la lutte en la matière étant transnationale elle aussi », a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que le second volet des activités de Group-IB consistait notamment à anticiper sur des cyberattaques, autrement dit les prévenir à un stade précoce.

« Quoi qu'il en soit, notre travail n'est pas celui de la police ni des services secrets. […] Notre travail est celui d'experts en numérique. […] Nous aidons l'enquêteur à suivre les pistes numériques, mais nous ne faisons pas son travail à sa place », a précisé M. Satchkov, dont la société figure parmi les sept meilleures compagnies de sécurité informatique du monde, tout comme FireEye et Palo Alto.

Selon l'interlocuteur de Sputnik, il est parfois possible d'intercepter les préparatifs d'une cyberattaque plusieurs mois avant l'incident lui-même.

« Instruire un cybercrime consiste à trouver des erreurs commis par le malfaiteur. Tout comme dans n'importe quelle autre instruction, l'enquêteur cherche des erreurs qu'aurait pu faire le criminel pour le dépister grâce à ces erreurs », a expliqué l'expert.

Quant au cyberterrorisme, il a estimé que seuls les extrémistes et les fanatiques en étaient capables, mais qu'il ne fallait pas sous-estimer le problème.

« Notre "infrastructure critique" figure sans doute parmi les dix structures les mieux protégées du monde, […] mais la sécurité informatique garantie à 100 % n'existe pas. Il ne s'agit que de temps, d'argent et de motivation », a prévenu M. Satchkov.

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Tags:
cyberterrorisme, cybersécurité, cyberattaque, Palo Alto, FireEye, Group-IB, Sputnik, Ilia Satchkov, Tatarstan, Russie
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