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Aux États-Unis, l’image de la Turquie s’est beaucoup ternie et, tout particulièrement, suite au référendum d’avril sur des amendements constitutionnels, a déclaré à Sputnik Öztürk Yilmaz, vice-président du Parti républicain du peuple (CHP), principale force d’opposition turque.

La Turquie s'attire de plus en plus de critiques d'ONG et de centres d'analyses américains, a raconté à Sputnik le vice-président du CHP en charge des relations internationales Öztürk Yilmaz qui venait de revenir de Washington où il s'était rendu en visite de deux jours et avait rencontré des diplomates, militaires et analystes.

« La Turquie est de plus en plus considérée aux États-Unis comme un pays qui s'éloigne des principes démocratiques, tout en dérivant vers l'autoritarisme », a constaté l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que cela valait à Ankara de plus en plus de critiques de la part d'ONG et de centres d'analyses.

« Les difficultés dans les relations entre Ankara et Washington se sont particulièrement aggravées suite à l'élection de Donald Trump au poste de Président des États-Unis », a relevé le membre de l'opposition turque, se référant à des problèmes auxquels le nouveau locataire de la Maison-Blanche était confronté, qu'il s'agisse de livraisons d'armements aux Forces démocratiques syriennes (FDS) ou des tensions dans les relations avec l'Union européenne.

L'interlocuteur de Sputnik n'a pas non plus omis de reconnaître que la Turquie se heurtait elle-même à une multitude de problèmes dans sa politique intérieure et étrangère.

« Compte tenu de tout cela, il serait pour le moins naïf de s'attendre à ce que les divergences entre la Turquie et les États-Unis se résorbent du jour au lendemain », a-t-il constaté.

Recep Tayyip Erdogan
© REUTERS / Vasily Fedosenko

Partenaire stratégique des États-Unis dans la région et deuxième armée de l'Otan, la Turquie a vivement réagi à la récente décision américaine d'armer les milices kurdes YPG (Unités de protection du peuple), qu'Ankara considère comme la filiale syrienne du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), engagé dans une lutte armée contre les forces turques depuis 1984, et redoute que les armes livrées puissent un jour être utilisées par les rebelles du PKK contre son armée.

Quant au prédicateur religieux Fethullah Gülen, dont la Turquie réclame l'extradition, il est installé aux États-Unis depuis 1999, alors qu'il est tenu par Ankara pour responsable de la tentative de renversement du Président Erdogan dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016.

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Tags:
divergences, relations, extradition, coup d'Etat, référendum, Kurdes, Forces démocratiques syriennes (FDS), Parti républicain du peuple turc (CHP), Unités de protection populaire kurdes (YPG), Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), présidence américaine, Sputnik, OTAN, Öztürk Yılmaz, Fethullah Gülen, Donald Trump, Washington, Ankara, Turquie, États-Unis
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