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    Après RT et Sputnik, au tour de Ruptly d'être dans le viseur de Macron

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    Un journaliste de l’agence de presse Ruptly qui devait filmer la rencontre entre Emmanuel Macron et Theresa May le 13 juin s’est vu refuser l’accès à l’événement. L’interdiction est d’autant plus surprenante qu’il est titulaire depuis quelques temps d’une carte de presse. Le journaliste est revenu sur les faits pour Sputnik.

    Si l'on savait que le Président français n'aimait pas RT et l'agence Sputnik, on sait désormais qu'il ne porte pas non plus Ruptly dans son cœur. Après plusieurs échanges entre la rédaction de Ruptly et le service de presse de l'Elysée, le journaliste Ugo Passuello, qui devait couvrir la rencontre entre le Président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Theresa May mardi 13 mai, s'est finalement vu refuser l'entrée. C'est la première fois qu'un tel incident lui arrive, et cela fait déjà plusieurs années qu'il travaille pour cette agence de presse, a déclaré l'intéressé à Sputnik.

    « Cela fait trois ans que je travaille pour Ruptly et c'est la première fois que cela m'arrive. Il me semble même que c'est la première fois que cela arrive à Ruptly (sous réserve de la direction) de se faire refuser l'entrée à une conférence de presse d'un pays », a indiqué le journaliste.

    Il a ajouté que la décision était d'autant plus étonnante qu'il disposait d'une carte de presse délivrée par le ministère français des Affaires étrangères. Selon Ugo Passuello, « c'est une procédure habituelle pour tout ce qui est presse étrangère, c'est une carte officielle qu'on m'a délivrée lundi dernier ».

    Le journaliste a présenté cette carte mardi à l'Elysée, mais « quand ils ont regardé la carte, ils ont vu l'agence de presse pour laquelle je travaille. J'ai vu l'air un peu embêté du policier qui s'est redressé et a appelé un de ses collègues pour faire une double vérification ».

    Après avoir patienté un peu, deux hommes « assez imposants » sont arrivés, vêtus en costards et équipés d'oreillettes. Ils ont gentiment mais fermement demandé à M. Passuello de quitter les lieux.

    Selon le journaliste, un petit détail l'a troublé. Quand il a demandé s'il y avait son nom sur la liste, la personne en charge n'a pas regardé, « alors que tous les médias passaient un par un et ils cherchaient sur la liste où sont indiqués tous les médias accrédités ».

    « Il n'a pas pris la peine de chercher sur la liste car je pense qu'au moment où j'ai donné ma carte de presse, il a lu "Ruptly" et il avait dû recevoir certaines directives », a conclu Ugo Passuello.

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    interdiction d'accès, Ruptly, chaîne de télévision russe RT, Sputnik, Emmanuel Macron, France
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