International
URL courte
6190
S'abonner

La nouvelle politique cubaine annoncée par le président américain rappelle la rhétorique de la guerre froide, estime un diplomate russe, qui déplore la récente volte-face de Donald Trump face à La Havane.

Moscou déplore le fait que la rhétorique anti-cubaine ait toujours le vent en poupe aux États-Unis et que la politique de l'administration Trump à l'égard de La Havane renoue avec celle de l'époque de la guerre froide, a déclaré à Sputnik Alexandre Chtchetinine, directeur du département d'Amérique latine au ministère russe des Affaires étrangères.

Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi l'annulation de la politique cubaine «erronée» de son prédécesseur Barack Obama. Ceci suppose donc l'annulation des accords conclus précédemment et l'abandon des promesses faites par l'administration sortante. La Maison-Blanche a confirmé le maintien de l'embargo contre Cuba et son opposition aux «appels de l'Onu et d'autres organisations internationales relatifs à sa levée ».

«La nouvelle politique à l'égard de Cuba annoncée par le président des États-Unis nous renvoie à la rhétorique de l'époque de la guerre froide, que nous croyions oubliée à jamais», a indiqué le diplomate.

Il a ajouté que la politique cubaine lancée par l'administration Obama produisait l'impression d'une décision politique murement réfléchie dans laquelle il n'y avait pas de perdants, sauf des «anticastristes» marginaux.

«Il s'est avéré que le discours anti-cubain bénéficie toujours d'une solide demande, ce qui est à déplorer», a conclu M. Chtchetinine. 

Lire aussi:

La volte-face de Trump sur Cuba, «une part de la politique imprévisible US»
La Havane fustige la politique anti-cubaine de Washington
Un groupe de sénateurs US propose un projet de loi pour lever l'embargo de Cuba
Il dit être contaminé et tousse sur les gendarmes venus l’interpeller pour violences conjugales
Tags:
rhétorique, guerre froide, Barack Obama, Donald Trump, Washington, Cuba, Moscou
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook