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    Lieu du crash du vol MH17

    MH17: impossible que les radars aient manqué un potentiel missile, selon Rosaviatsia

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    Crash d'un Boeing malaisien en Ukraine (293)
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    Face aux propos du ministre néerlandais de la Sécurité et de la Justice Stef Blok, le directeur adjoint de l'agence du transport aérien Rosaviatsia Oleg Stortchevoï a déclaré à Sputnik que les localisateurs des radars russes n'auraient pas pu ne pas enregistrer un missile se dirigeant vers l'avion MH17, abattu en 2014 dans la région de Donetsk.

    Dans un commentaire à Sputnik, le directeur adjoint de l'agence du transport aérien Rosaviatsia Oleg Stortchevoï a catégoriquement rejeté l'hypothèse selon laquelle un missile aurait pu s'approcher de manière inaperçue du Boeing malaisien abattu en 2014 dans la région de Donetsk sans être détecté par les radars russes

    «Si un moyen de frappe avait suivi la trajectoire conformément à la version du "lancement à contre-bord", comme l'affirme la partie néerlandaise, la durée de son vol aurait été d'environ 35 secondes. Ainsi, le localisateur aurait enregistré au moins deux ou trois indices, des signaux-écho de l'objet s'approchant de l'avion», a expliqué le directeur adjoint.

    Pourtant, aucun signal dans la zone du trajet du MH17 n'a été enregistré. «Ce qui nous laisse conclure qu'aucun objet ne s'est approché de l'avion dans la direction est, comme entend pourtant le décrire l'enquête officielle», a résumé M. Stortchevoï.

    Auparavant, le ministre néerlandais de la Sécurité et de la Justice Stef Blok a affirmé que des objets comme des missiles auraient pu ne pas avoir été détectés par les radars, entendant par-là que l'absence d'un missile sur les radars «ne signifie pas qu'il n'a pas existé».

    Le Boeing 777 de la Malaysia Airlines reliant Amsterdam à Kuala Lumpur s'est écrasé dans le Donbass (est de l'Ukraine) le 17 juillet 2014, faisant 298 morts, en majorité des Néerlandais. En février 2016, le groupe d'enquête Bellingcat a publié un rapport intitulé «MH17: suspects et témoins potentiels de la 53e brigade de missiles antiaériens». Selon les auteurs de ce document, le système de missiles sol-air Bouk qui a abattu le Boeing malaisien a été introduit dans le Donbass par les militaires russes et en a été évacué après le crash.

    Le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé la partialité de l'enquête qui n'avait pris en compte que les données fournies par l'Ukraine. Les expériences grandeur nature menée par le consortium russe Almaz-Anteï, producteur des missiles sol-air Bouk, démontrent que le Boeing malaisien a été abattu depuis le territoire contrôlé par l'armée ukrainienne.

    Comme le Président russe l'a affirmé dans un des entretiens au réalisateur américain Oliver Stone, Washington ne dévoilera jamais les données sur le MH17 si ces informations vont à l'encontre de leur position selon laquelle l'avion s'est écrasé par la faute des insurgés du Donbass.

    Dossier:
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    missiles, hypothèse, enquête, avions, crash d'avion, Stef Blok, Pays-Bas, Ukraine, Russie
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