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    L'hôpital de Khan Cheikhoun endommagé lors de l'attaque chimique présumée du 4 avril

    Damas: le rapport de l'OIAC sur Khan Cheikhoun basé sur les données des djihadistes

    © AFP 2019 Omar haj kadour
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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)
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    Fondé sur les témoignages des terroristes, le récent rapport de l'OIAC sur l'attaque chimique à Khan Cheikhoun n'est pas fiable et doit être rédigé de nouveau, estime le ministère syrien des Affaires étrangères.

    Le rapport de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) confirmant l'utilisation de gaz sarin à Khan Cheikhoun manque d'objectivité car il est basé sur des informations fournies par des terroristes, affirme le communiqué de la diplomatie syrienne.

    «Les faits mentionnés dans le rapport sont fondés sur des témoignages fournis par des terroristes basés en Turquie, ce qui démontre l'absence de recherche d'un minimum d'informations fiables dans le but d'atteindre la vérité. Les témoins de Khan Cheikhoun, convoqués en Turquie, exécutaient les ordres de ceux qui les ont payés afin d'acheter leur témoignage dans le but d'aller dans un sens favorable à la Turquie et à ses alliés terroristes», indique le document.

    Selon la diplomatie syrienne, l'OIAC doit rédiger un nouveau rapport basé sur des données objectives et indépendantes.

    «La République arabe syrienne demande à l'OIAC de fournir un rapport juste, fiable et rédigé sans chantage de la part des pays qui l'empêchent d'atteindre la vérité, nuisant ainsi à sa crédibilité et à son indépendance», informe le communiqué.

    Plusieurs dizaines de personnes ont péri dans le bombardement de Khan Cheikhoun, dans la province syrienne d'Idlib, le 4 avril 2017. L'attaque, imputée aux forces du régime de Bachar el-Assad par l'opposition syrienne et des pays occidentaux — qui n'en ont toutefois pas encore présenté des preuves tangibles — a conduit à des frappes de 59 missiles américains contre la base aérienne syrienne de Shayrat dans la nuit du 6 au 7 avril.

    Damas a rejeté formellement les accusations en déclarant n'avoir jamais fait usage d'armes chimiques contre la population civile et les terroristes et avoir évacué tous les arsenaux chimiques de son territoire sous le contrôle de l'OIAC.

    Des enquêtes journalistiques indépendantes témoignent que l'administration américaine savait que Damas n'était pas mêlé à l'attaque de Khan Cheikhoun.

    Dans une interview accordée à Sputnik, Bachar el-Assad a confirmé qu'aucune attaque n'avait eu lieu et qu'il s'agissait d'une provocation visant à justifier la frappe contre la base aérienne syrienne. Il a ajouté que la vidéo publiée par le Front al-Nosra en guise de preuve affirmait que l'attaque avait été menée entre 6h00 et 6h30. Cependant, l'armée syrienne n'avait entrepris aucune opération à cette heure. Plus encore, la vidéo filmée par les Casques blancs est contraire à la version sur l'utilisation du gaz sarin: Bachar el-Assad a signalé que les secouristes n'auraient pas survécu s'ils avaient travaillé sans porter un masque et des gants.

     

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    Attaque chimique de Khan Cheikhoun (avril 2017) (97)
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    OIAC, Khan Cheikhoun, Syrie
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