International
URL courte
16761
S'abonner

Compte tenu des divergences actuelles entre l’Alliance transatlantique et la Russie, Moscou examinerait la possibilité de révoquer son représentant permanent auprès de l’Otan et d’y détacher un chargé d’affaires.

La Russie envisage d'abaisser son niveau de représentation auprès de l'Otan et de se limiter à l'avenir à un chargé d'affaires, en rappelant son représentant permanent, relate le journal Izvestia citant une source au sein du ministère russe des Affaires étrangères.

À en croire le journal, un tel scénario se révèlerait possible dans le cas où son représentant permanent actuel, Aleksandr Glouchko, quitterait son poste. Une telle décision de la part de Moscou, poursuit la source, tient pour beaucoup au fait que l'Alliance transatlantique ne serait pas prête à établir un dialogue constructif avec Moscou et que chaque discussion à ce sujet se transformerait en accusations à l'encontre de la Russie.

«On examine actuellement la possibilité de laisser à Bruxelles un chargé d'affaires après qu'Aleksandr Glouchko sera revenu à Moscou», a indiqué la source.

Rappelons au passage qu'une réunion du Conseil Otan-Russie (COR) au niveau des ambassadeurs doit se tenir le 13 juillet. Cependant, poursuit le journal, la Russie douterait que cette rencontre soit fructueuse, l'Alliance ne comptant pas «entendre et écouter» ce que la Russie a à dire, tout en essayant de faire passer le Kremlin pour le principal responsable de la crise ukrainienne.

«Il est complètement déplacé d'espérer dans une telle situation un dialogue constructif, surtout quand vos partenaires ne font que vous accuser», a relevé la source.

Au demeurant, de telles mesures ne seraient justifiées que dans le cas où l'Alliance continuerait à refuser toute coopération bilatérale avec Moscou, a indiqué au journal le premier vice-président du comité du Conseil de la Fédération pour les affaires étrangères, Vladimir Djabarov. 

Lire aussi:

Un ex-ministre turc constate une crise de confiance au sein de l'Otan
La Belgique réduit son budget militaire malgré les exigences de l'Otan
Les Monténégrins ne veulent toujours pas de l’Otan, mais ils y sont déjà
Tags:
coopération militaire, défense, OTAN, Russie, États-Unis
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook