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Près d’un an après le coup d’État raté, Ankara poursuit sa vaste campagne de purges, ordonnant cette fois l’interpellation d’une centaine de personnes soupçonnées de lien avec Fethullah Gülen.

Amnesty International
© AFP 2019 GUILLEMETTE VILLEMIN
La justice turque a ordonné l'interpellation de 43 employés anciens et actuels de services relevant du bureau du Premier ministre, relate lundi le journal turc Hurriyet, citant une source au parquet d'Ankara.

Les mandats d'arrêt ont été émis dans le cadre de l'enquête sur le mouvement du prédicateur musulman Fethullah Gülen, lequel vit en exil aux États-Unis depuis 1999 et qui est accusé d'avoir organisé le coup d'État manqué dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016 en Turquie, ajoute de son côté l'agence de presse Anadolu.

Les personnes interpellées sont soupçonnées de s'être servis de la messagerie cryptée ByLock qui était, selon les autorités turques, l'outil de communication des putschistes présumés.

Par ailleurs, toujours dans le cadre de l'enquête, le parquet d'Istanbul a émis des mandats d'arrêt contre 42 membres des université Bogazici et Medeniyet d'Istanbul, précise Anadolu.

Dans le cadre d'une vaste campagne de purges qui a suivi la tentative de putsch de juillet 2016, 50.000 personnes ont été arrêtés et 150.000 professeurs, juges, militaires et autres membres de la fonction publique ont été suspendus de leurs fonctions.

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Tags:
purge, Turquie
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