International
URL courte
11424
S'abonner

La Russie qualifie d’anormales les sanctions que les États-Unis et l'UE ont imposé contre la Syrie. Selon Sergueï Lavrov, elles ne font qu’aggraver la crise humanitaire. Dans le même temps, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a déclaré que l'UE était prête à aider la Syrie à revenir à la vie normale.

Les sanctions économiques imposées par l'Union européenne et les États-Unis contre la Syrie empêchent ce pays de surmonter la crise humanitaire qu’il subit, a estimé le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov lors d'une conférence de presse à la suite d’une rencontre avec le Haut représentant pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini, à Bruxelles.

«Nous sommes conscients de la grande contribution de l'Union européenne à l'adoucissement des souffrances du peuple syrien. Mais peut-être le temps est-il venu, et il me semble qu’il est venu depuis longtemps, d’examiner les conséquences humanitaires des sanctions que l'UE et les États-Unis ont imposé contre la République syrienne», a-t-il déclaré.

Le ministre russe a par ailleurs ajouté que Moscou qualifiait d’«anormales» les sanctions américaines et européennes, car elles empêchent la production dans le pays de produits de première nécessité.

Dans le même temps, la chef de la politique étrangère de l'UE, Federica Mogherini, a déclaré que l'Union européenne était prête à offrir un soutien financier et diplomatique à la Syrie dans le but d’aider le pays à revenir à la vie normale.

«Nous ne sommes pas un joueur militaire en Syrie […] L'Union européenne est prête à lui venir en aide avec toute ses forces: financières, politiques, organisationnelles, diplomatiques, etc…. pour aider le pays à revenir à la vie normale, car le maintien de la paix nécessite un cessez-le-feu. Mais il est aussi nécessaire d’améliorer les conditions de vie de la population, et c'est sur ce thème que l'Union européenne participera à la paix», a souligné Mme Mogherini.

L'Union européenne a prolongé ses sanctions contre la Syrie jusqu'au 1er juin 2018 et a ajouté les noms de trois ministres sur la liste des personnalités visées par des sanctions. Ce sont désormais 240 personnes physiques et 67 personnes morales qui sont présentes sur la liste.

En effet, l'UE a mise en place plus de 25 paquets de sanctions contre la Syrie, qui comprennent des interdictions sur la coopération avec le pays pour les entreprises européennes dans plusieurs domaines économiques, dont en particulier un embargo pétrolier et des restrictions commerciale sur le gaz naturel et les métaux précieux.

L’on y trouve aussi [dans les sanctions, ndlr] des restrictions dans le domaine des investissements, y compris sur l’assurance maritime, une interdiction d’émission de billets pour la Syrie et de fourniture d'équipements et de technologies divers, une autre interdiction portant sur l'accès aux ports et aéroports du pays etc.

Toutes ces sanctions ont été mises à jour et complétées presque tous les mois depuis le début du conflit en Syrie afin de mettre une pression maximale sur la direction du pays, notamment sur le Président Bachar el-Assad.

Lire aussi:

Et si les 5.000 terroristes européens luttant en Syrie revenaient dans l’UE?
L'UE menacerait la Russie de sanctions sur la Syrie
L'UE reconduit les sanctions contre la Syrie jusqu'au 1er juin 2017
«Conte dit à une Europe morte d'aller se faire foutre», divorce à l'italienne entre Rome et l'UE?
Tags:
crise syrienne, sanctions, Federica Mogherini, Sergueï Lavrov, États-Unis, Europe, Syrie, Russie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook