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La récente déclaration de Washington de ne pas rendre la propriété diplomatique russe à la Russie sans «gagner quelque chose en échange», a provoqué la réaction immédiate de Moscou. Selon le chef de la diplomatie russe, ce n’est qu’un «braquage».

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a qualifié la situation des biens immobiliers diplomatiques russes saisis par l'administration Obama en décembre 2016, de «braquage en plein jour».

Récemment, une source au sein de l'administration américaine a exprimé la position des États-Unis concernant les biens diplomatiques russes saisis. Selon la source, la Russie ne récupéra pas sa propriété diplomatique si la Maison-Blanche n'obtenait pas «quelque chose en échange».

La réaction de Moscou ne s'est pas fait attendre:

«La source est anonyme? Donc ils comprennent que leur conscience n'est pas nette. En ce qui concerne les faits, si c'est vrai, alors c'est un braquage en plein jour. Il en résulte que des bandits de grand chemin commentent cette situation. Comment est-ce possible? Saisir une propriété protégée par un accord bilatéral ratifié, et pour la rendre, on se sert du principe "ce qui est à moi est à moi, ce qui est à vous, on le partage"», a déclaré Sergueï Lavrov.

Pourtant, le ministre russe des Affaires étrangères s'est dit persuadé que dans l'administration Trump «il y a encore des gens censés» qui sont bien conscients que la décision de saisir la propriété diplomatique, ainsi que d'expulser 35 diplomates et leurs familles, a été prise sous la présidence d'Obama, par une administration agonisante».

En décembre 2016, Barack Obama, alors Président des États-Unis, avait annoncé une série de mesures destinées à sanctionner Moscou pour son ingérence présumée dans l'élection présidentielle américaine, accusations catégoriquement rejetées par le Kremlin. Les États-Unis avaient alors expulsé 35 diplomates russes et fermé deux complexes résidentiels de la mission diplomatique russe à New York et dans l'État du Maryland, près de Washington.

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Tags:
biens diplomatiques, présidence américaine, Donald Trump, Barack Obama, Sergueï Lavrov, États-Unis, Russie
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